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Chacun a sa mélodie, chacun a son Léon |
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Écrit par Mélanie Thibault, La Grande Époque - Montréal
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03-07-2009 |
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Luc Guérin et Catherine Sénart dans C’est notre chanson. (Karine Cousineau Communications)
C’est notre chanson est à l’affiche au théâtre Hector-Charland de l’Assomption tout l’été pour fredonner de gentils petits airs au piano et parler d’amour!
Voilà une mise en scène efficace. Le piano prend une part active au décor. Instrument vedette de cette pièce, il lui arrive de se transformer en voiture ou en table de restaurant, par exemple. Comme un complice, ce piano ne quitte pas le compositeur Vincent (Luc Guérin), comme Léon ne quitte pas la nouvelle flamme du musicien, Sonia (Catherine Sénart). Ils travaillent ensemble et, bien que très différents, ils tombent amoureux. Vincent aimerait que Sonia se détache de son ancien amoureux Léon. Sonia souhaiterait voir Vincent quitter plus souvent son piano, son Léon en somme. Avez-vous un Léon qui fait que votre chanson ne prend pas les airs de l’aventure, mais de l’obsession? Si vous répondez oui à la question, cette pièce est pour vous.
Tout près de Montréal, l’Assomption est la petite ville idéale pour sortir l’été. Son beau grand théâtre possède toutes les vertus du théâtre montréalais avec la nature en plus. Bien que les annonceurs aient transformé le terme répandu de «théâtre d’été» pour celui de «théâtre en été», il reste que le sujet est tout léger et que la première formulation s’applique davantage à la pièce. Les acteurs sont excellents et complices. Leurs voix s’accordent à merveille, et le plaisir du jeu se perçoit dès les premières répliques. Donc, disons-le : il s’agit d’un théâtre d’été de qualité.
Il y aurait des efforts à faire quant au visuel du spectacle. Plusieurs détails choquent l’œil, par exemple, les cadres de fenêtre venant diminuer la vue des musiciens, surtout pour le public du balcon, ou les pantoufles ultra kitsch du personnage féminin pour souligner le fait qu’elle s’habille étrangement, mais qui tranchent trop avec son style. De plus, l’adaptation d’Yves Morin nous perd par ses références bigarrées qui passent du milieu théâtral anglophone à celui de notre petit Québec. De petits détails qui s’oublient rapidement tant les comédiens ont une belle présence.
Ce qui fait du bien dans cette pièce est tout simple : il est question d’amour, sans que les clichés s’accumulent, et de musique grâce à la délectable voix cristalline de Sénart ainsi qu’à l’énergie endiablée de Guérin au piano. Un spectacle qui prendra une qualité indéniable au fil des représentations estivales pour le bonheur de ses visiteurs.
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