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Helmer: wow! un designer de mode qui nous en met plein la vue! |
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Écrit par Many Ngom, La Grande Époque - Montréal
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04-03-2009 |
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Un tailleur patchwork de la très célèbre collection du designer de mode montréalais Helmer. (Many Ngom/La Grande Époque) Wow! Le créateur nous a fait un petit clin d’œil (à la presse) le temps d’une création qui nous surprend et qui nous rappelle que les créateurs suivent ce qu’on écrit sur eux. Helmer a pris toutes ses coupures de presse qu’il a par la suite plastifiées et montées en bande sur des capes. Mais revenons un peu en arrière, qui est Helmer? D’où lui viennent ses idées divinement conçues et confectionnées? C’est son talent et la maîtrise de son art de couturier qui permettent à Helmer de jouer avec les tissus et les pinces. Helmer a obtenu son diplôme de l’école technique JB Damier en Haïti où il a maîtrisé l’art du tailleur masculin, ensuite il s’est rendu en Jamaïque où il a étudié la broderie à la machine pour les robes de mariée. Et c’est en 1983 qu’il va étudier à ESMOD à Paris après son cours de dessin de mode au Collège Lasalle à Montréal. Le designer de mode Helmer Joseph (Gracieuseté d’Helmer Joseph) Malgré la certitude de sa vocation, Helmer pousse plus loin et prend des cours de textile, de broderie et de maquillage, et ce, dans les plus prestigieuses écoles de Paris. Il revient à Montréal où il lance ses premières collections, mais retourne dans la Ville lumière où les grands couturiers se l’arrachent au point même de lui offrir un «fixe» comme on dit dans le jargon de la mode. Mais Helmer est loin d’être une personne stationnaire et il me raconte une anecdote à ce sujet. En général, me dit-il, à Paris, les grandes maisons de haute couture font appel à des couturiers pour confectionner quelques-unes de leurs pièces. Helmer m’explique qu’il a fait la toile d’une robe pour Lagerfield Gallery. Toile que M. Karl Lagerfield a hautement appréciée puisque ce dernier a demandé à ce qu’on engage sur le champ l’auteur de la toile. «Non merci! Je ne vends mon âme à personne!», a répondu le designer d’origine haïtienne. C’était en 1990. Douze ans plus tard, en 2002, Helmer a eu un autre contrat avec Lagerfield, où il a dû faire des toiles d’essayage et, bien que Lagerfield n’ait pas vu Helmer, il a encore demandé si l’auteur de ces toiles pouvait être engagé ou non. Helmer estime que c'est quand même un honneur quand un grand couturier reconnaît un travail bien fait parmi tant d’autres... et douze ans après! Une robe du soir de la collection patchwork du designer de mode montréalais Helmer. (Many Ngom/La Grande Époque) Helmer a également collaboré aux collections de Louis Vuitton, de Thierry Mugler, de Balmain, de Chloé et de Junka Shimada. Il a été honoré par la première dame de France de l’époque, Mme Chirac. Mais revenons à Montréal où il a présenté plusieurs tableaux : hommage à l’oignon où les créations sont en trois dimensions, en spirale, en cube. Bref, ce groupe est vraiment représentatif de ce bulbe car il aborde le volume, et la robe de mariée présentée accusait le thème de façon majestueuse, étant recouverte de pelures d’oignons séchés. Les bijoux étaient minimalistes, une alliance au doigt des mannequins ainsi qu’un collier. Dans sa collection patchwork, Helmer utilise une expression d’émerveillement, il insère l’onomatopée «WOW» dans ses robes et sur des sacs. Bien pensé! Il a confectionné aussi des modèles à partir du plastique, car ce matériau lui rappelait l’effet du cristal. Et ses chandails tricotés main, une sensation! Helmer m’avoue qu’il aime la SMM, car cette plateforme lui permet de s’éclater du point de vue artistique et technique, il ne veut pas être un styliste qui est à la merci des courants de la mode, il ne vend son âme à personne… même pas à ses clients!
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