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Reverdir le désert et lutter contre la pauvreté |
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Écrit par FAO
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04-07-2010 |
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Le désert pourrait se rétrécir en permettant la fixation des dunes et l'aménagement des oasis. Yasuyoshi Chiba/Getty Images La FAO a célébré la Journée mondiale de lutte contre la désertification le 17 juin par la publication d'un manuel montrant comment un projet en Mauritanie est parvenu à fixer les dunes et à endiguer l'ensablement. Ce projet servira de modèle précieux pour des projets similaires en Afrique. Il y a ensablement lorsque les grains de sable sont transportés par le vent et s'accumulent sur le littoral, le long des cours d'eau et sur les terres cultivées ou incultes. L'avancée des dunes de sable a enseveli villages, routes, oasis, cultures, canaux d'irrigation et barrages, ce qui entraîne de considérables dégâts économiques et aggrave la pauvreté et l'insécurité alimentaire.
Planter à bon escient
La nouvelle publication de la FAO intitulée Lutte contre l'ensablement - l'exemple de la Mauritanie a été rédigée avec le soutien de la région wallonne (Belgique) et du ministère de l'Environnement et du développement durable de la Mauritanie. Elle explique les processus d'ensablement et les méthodes de lutte, en mettant l'accent sur la participation des populations locales. En choisissant les bonnes espèces de plantes et d'arbres locaux et en faisant intervenir la communauté locale et les autorités nationales, le projet Mauritanie de la FAO a fixé 857 hectares de terres menacées aux abords de la capitale Nouakchott et dans les zones côtières du sud, grâce à 400.000 plants produits en pépinières.
Une lutte sur deux fronts
« La lutte contre la désertification est un combat mené sur deux fronts », a déclaré Nora Berrahmouni, experte forestière de la FAO pour les zones arides. « Le premier consiste à prévenir la désertification par une gestion durable des forêts, des parcours et des ressources naturelles. Le second est la réparation des dégâts occasionnés aux forêts et aux oasis, d'une part en enrayant le phénomène d'ensablement sur les sols dégradés, puis en replantant. »
Le projet d'appui à la réhabilitation et à l'extension de la Ceinture verte de Nouakchott a été mis en place à l'initiative de S.A.R. le Prince Laurent de Belgique. Financé par la région wallonne à hauteur de 1,6 million de dollars, il a été mis en œuvre par la FAO en étroite collaboration avec le Gouvernement mauritanien sur une période de neuf ans, prenant fin en 2009. Vu les succès remportés, le projet a été étendu à d'autres zones de la Mauritanie.
Une pierre à l'édifice de la muraille verte
Les enseignements tirés du projet viendront étayer l'initiative de la Grande Muraille Verte du Sahara et du Sahel, lancée sous l'égide de la Commission de l'Union africaine et de la Communauté des états sahélo-sahariens. Cette initiative a pour but de remédier aux impacts de l'aridité, de la faible productivité des terres, de la désertification et du changement climatique, tout en assurant des moyens d'existence durables aux communautés vivant sur les terres arides du Sahara et du Sahel.
Elle prévoit la gestion durable et la restauration des terres boisées dégradées, la fixation des dunes et l'aménagement des oasis et des parcours à l'échelle de plusieurs pays du Sahara et du Sahel et elle s'étendra de la côte atlantique à l'océan Indien.
En collaboration avec la Commission de l'Union africaine, la FAO vient de lancer un projet de 460.000 dollars pour le démarrage de l'initiative de la Grande muraille verte dans cinq pays : Djibouti, Ethiopie, Mali, Niger et Tchad. L'Union européenne contribue également à hauteur de 1,4 million d'euros pour la mise en œuvre de l'initiative dans huit autres pays.
Les leçons tirées de ce projet serviront en outre au nouveau Programme interrégional de lutte contre la pauvreté et la désertification à travers une co-gestion des bassins versants, lancé par la FAO en juin 2010 en Mauritanie, au Maroc et en Equateur grâce à un financement de l'Espagne.
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