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Procès Clearstream: l’arbre qui cache la forêt?
Vingt-quatre heures à peine après la relaxe de Dominique de Villepin prononcée par le tribunal correctionnel de Paris, le Parquet fait appel de la décision et relance le procès Clearstream. Le duel public qui oppose le président Nicolas Sarkozy à l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin ne finit pas de faire la une des journaux, chacun s’interrogeant sur les manœuvres en coulisses d’un président rancunier et pariant sur l’avenir politique des deux protagonistes.
Au-delà du pitoyable spectacle donné en pâture à une population française abreuvée de théâtre politique jusqu’à l’excès, il n’est pas inutile de rappeler que Clearstream est une chambre de compensation internationale basée au Luxembourg, c’est-à-dire un pays qui a figuré jusqu’en juillet 2009 sur la liste des paradis fiscaux, et qu’elle est au centre de deux affaires financières révélées par des journalistes, dont celle du scandale des commissions occultes versées dans la vente de frégates à Taïwan.
La justice française n’en sortirait-elle pas plus grandie si elle mettait autant d’acharnement à éclaircir le fond du scandale financier qui se cache certainement derrière la liste de noms de l’informaticien Imad
Grèce: «le maillon faible»
En dépit des affirmations du Premier ministre grec, Georges Papandréou, qui proclame que le plan de sauvetage grec permettra à la Grèce d’éviter un défaut de paiement, les marchés internationaux de capitaux sont inquiets. En effet, alors qu’Athènes empruntait sur les marchés à 4,5% en octobre 2009, ce taux est monté à 7,15% à l’heure actuelle et rien ne semble pouvoir enrayer sa progression. Au forum économique mondial à Davos ce jeudi 28 janvier, Georges Papandréou a dénoncé les attaques spéculatives dont est victime son pays, utilisé selon lui comme «le maillon faible de la zone euro». Le cas de la Grèce n’est pas seul en Europe, car l’Espagne et le Portugal présentent également des déficits publics inquiétants.
La conséquence sur l’euro, qui tombait à 1,39 dollar américain le vendredi 29 janvier, s’est vite faite sentir. Cette chute s’est parallèlement amplifiée suite à l’annonce des très bons chiffres de la croissance américaine sur le dernier trimestre 2009, à + 5,7% par rapport au trimestre précédent en rythme annuel.
Cartel des sidérurgistes: l’éthique bafouée
Victoire pour le cartel des sidérurgistes ! La Cour d’appel de Paris vient de baisser très fortement l’amende qui lui avait été infligée fin 2008 par le Conseil de la Concurrence. Le montant initial, qui avait été fixé à 575 millions d’euros, a été réduit de 87% à la somme quasi symbolique de 73 millions d’euros. La Cour d’appel justifie sa décision en considérant que l’atteinte à la concurrence «était moyennement grave», et qu’il fallait tempérer le montant de l’amende à cause de «l’état de crise économique» actuel.
Suite à une enquête menée de 1999 à 2005 sur l’ensemble du territoire français, onze entreprises françaises, dont trois filiales du groupe ArcelorMittal, avaient été condamnées par le Conseil de la Concurrence pour entente sur les prix des produits sidérurgiques, afin de se répartir les marchés et d’éviter l’entrée de nouveaux concurrents.
Le conseil de la concurrence se dit «stupéfait» de cette décision «qui ruine plusieurs années de construction d’une politique de dissuasion. C’était le cartel le plus important, le plus sophistiqué, le plus sévère que nous ayons mis au jour dans toute l’histoire du Conseil de la concurrence».
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