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Vague autour des «magasins de rêve» roumains |
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Écrit par Mihut Savu, La Grande Époque Roumanie
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06-07-2009 |
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Dans les Dreamshops, des plantes naturelles pour paradis artificiels.(La Grande époque) Les magasins DreamShop créent la controverse en Roumanie : connus pour vendre des herbes à fumer ou en pilules, une sorte d'alternative légale à la marijuana et à l'ecstasy, ils rencontrent un succès croissant auprès des jeunes en profitant d'un vide juridique.
Les pilules sont marquées du tampon «ecstasy légale» et vendues comme des stimulants, des relaxants ou des euphorisants. Préparés à partir de mélanges de plantes, les produits utilisent des ingrédients communément accessibles, comme par exemple des broyats de sauge, une plante aussi bien médicinale que curative.
Nouveau centre de gravité des adolescents roumains, les Dreamshop sont critiqués pour leur positionnement tangent, à la limite entre l'herboristerie et le coffee shop néerlandais. Les clients décrivent sur le forum internet de la chaîne de magasins les substances comme à la fois hardcore et légales, mais décrivent aussi des lendemains gueule de bois, désorientés et malades.
Si les effets secondaires ne sont pas mentionnés par des vendeurs tout acquis à la cause, les mentions légales sont claires sur les risques d'une consommation excessive : vertiges, spasmes musculaires... Précaution qu'un des magasins pousse jusqu'à indiquer sur son site internet que les produits ne sont «pas recommandés pour une consommation humaine».
Le ministère de la Santé roumain et le bureau de protection des consommateurs ont déjà commencé une enquête et une série d'opérations de contrôle, pour finalement être forcés de conclure que la loi actuelle ne permet pas d'empêcher la vente de ces produits.
Ion Bazac, ministre de la Santé, dit avoir discuté de la question avec la maison-mère des DreamShops, basée à Londres. Il en ressort qu'une législation européenne est à construire pour réglementer l'usage de ces produits. «Le manque de contrôle pour la vente de Sage ne me paraît pas normal», commente le ministre. Incapable de prononcer une interdiction complète, il a dû se contenter d'une opération de contraventions en rafale pour vente de substances euphorisantes et hallucinogènes. Le créneau des Dreamshops a encore de beaux jours devant lui.
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