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Écrit par Stéphanie Mahe, La Grande Époque
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03-02-2010 |
Ce que pourrait être l’extérieur du projet Homerizon. (Homerizon) «J’ai ça en tête depuis 25 ans, les premières esquisses datent de 1983 et cela en fait deux auxquelles je me consacre presque à temps plein», déclare Jean-Pierre Desmarais, concepteur du projet Homerizon, un concept de maison à mi-chemin entre la soucoupe volante et le champignon.
Nommée Homerizon, la maquette de la maison était exposée au Salon Habitat Ville et Banlieue qui se tenait du 28 au 31 janvier 2010 à Montréal. Ce projet de plusieurs millions de dollars n’a pas encore trouvé d’acheteur pour l’instant, mais est exposé lors du salon dans le but également de faire mousser toutes les possibilités de développement durable dans le domaine de l’immobilier.
Cette demeure à l’allure futuriste réunit à elle seule toutes les solutions écologiques. En voici quelques-unes : Son toit translucide en forme de dôme et un grand panneau photovoltaïque. Il produit de l’électricité à partir des rayons du soleil. Pour chauffer l’eau, on l’achemine sur le toit. Là, elle circule dans des tuyaux transparents et elle est préchauffée par le soleil. Le chauffe-eau termine le travail. Des éoliennes sont intégrées à la structure du bâtiment. L’électricité produite est stockée dans des batteries au sous-sol. La géothermie garde la température de la maison confortable toute l’année.
Elle offre dans sa structure toutes les dernières technologies pour rendre à l’homme une vie plus saine et responsable.
«Je suis président et fondateur de l’École des énergies alternatives du Québec. Donc, les équipements des énergies renouvelables n’ont plus de secret pour moi. La première démarche de ce projet a été toute l’idée du projet, puis la collaboration du designer et par la suite le travail avec les architectes. Il y a mon frère qui est propriétaire avec moi, et c’est toute une fusion pour arriver à un tel concept», poursuit Jean-Pierre Desmarais.
Ce que pourrait être l’intérieur du projet Homerizon. (Homerizon) Un système électronique dit domotique gérera automatiquement l’énergie, l’eau, l’éclairage, les communications et la sécurité du bâtiment. «La maison va être un peu vivante, ce système permet de détecter les mouvements dans une pièce et si les gens oublient de fermer la lumière, quelques instants après, elle s’éteindra naturellement. Avec toute la fenestration, il y avait un problème de surchauffe dans certaines pièces, encore là, la domotique va détecter la température intérieure moyenne de chacune d’elles. Afin de contrôler cette chaleur, l’installation de certains volets et rideaux a été indispensable. En fait, ce sont toutes des technologies qui existent aujourd’hui, le but est de réussir à les intégrer ensemble. Ce qu’on souhaite, c’est aussi encourager l’industrie à aller dans cette direction», développe M. Desmarais.
Il y a eu plusieurs modifications afin de bien intégrer les structures des éoliennes, d’où la très grande originalité de sa forme. C’est une question de fonctionnalité, car les éoliennes doivent être en hauteur le plus possible, le minimum est de 30 pieds, celles-ci étant à 60 pieds, leur efficacité est doublée. Une autre particularité : le vélo stationnaire est relié à un générateur. L’énergie produite permettra l’éclairage pour un coin de lecture dans la maison et indépendant du restant du système.
«En fait, il y a un énorme engouement au sein de la population, il y a un très grand intérêt de l’industrie également pour un tel projet. Les entrepreneurs commencent à se manifester, j’en rencontre dans deux semaines pour aller de l’avant avec une telle construction. Alors, c’est une question de temps. On souhaiterait bien sûr que la première construction soit faite au Québec, car c’est une entreprise québécoise», conclut le président du projet.
Pour plus d’information : www.homerizon.com
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