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Le shiatsu est une thérapie d’origine japonaise qui nous est expliquée par M. Demaison (photo), directeur d’une école de Shiatsu à Genève (Carouge) en Suisse. Elle se base sur les principes énergétiques du corps humains avec l'utilisation de techniques de pression, de mobilisation et d’étirements. Elle travaille l’ensemble énergétique c’est à dire les méridiens. Cela concerne la personne dans son ensemble sur les plans physique, énergétique et physique. Le shiatsu s’apparente aux médecines traditionnelles chinoises ou aux massages coréens, aux diverses formes de médecines traditionnelles qu’on retrouve en Asie. Le but premier est le traitement, mais on cherche aussi à maintenir en état le corps humain. SOH: En cas de cancer, de sida, est-ce efficace ? M. Demaison: Pour les maladies graves, on ne peut pas traiter car le déséquilibre est trop important, mais on peut accompagner. SOH: Quelle est la perception du corps humain dans le shiatsu ? M. Demaison: On travaille à différents plans : le corps physique d’abord en cherchant à établir un équilibre dans les fonctions énergétiques, mais le traitement peut atteindre des dimensions différentes : le psychisme, la dimension émotionnelle et spirituelle. Le corps et l’esprit ne font qu’un. SOH: Comment se passe une séance de Shiatsu? M. Demaison: Tout d'abord écouter : écouter entre les lignes, le ton de la voix, ensuite regarder la posture, le gestuel , utiliser le toucher pour capter l’expression énergétique des organes et du dos et vérifier les pouls des méridiens. SOH: Quelle est votre thérapie ? M. Demaison: Si l’énergie circule mal dans les méridiens : on va alors travailler un méridien sur toute sa longueur et non pas des points d’acupuncture. On réveille l’énergie, c’est à dire on tonifie où l’on disperse cette énergie aux endroits où apparaissent le déséquilibre afin que le Qi, c’est à dire l’énergie vitale circule harmonieusement. SOH: Et les émotions ? On les contrôle, on les laisse aller ? M. Demaison: Pendant le traitement, on laisse aller, on laisse l’émotion faire son cycle. Dans la vie courante, les émotions peuvent s’exprimer mais aussi se contrôler à d’autres moments SOH: Vous pouvez nous parler du Hara ? M. Demaison: Cette zone spécifique qu'est le Dantien en chinois et Hara en japonnais se situe au dessous du nombril, c’est en quelque sorte notre centre de gravité, notre centre de conscience : c’est le lieu de réunion de 2 polarités énergétiques : l’énergie yang ou l’énergie céleste et l’énergie ying qui est l’énergie terrestre. En shiatsu c’est la cavité abdominale où s’imbriquent tous les méridiens. C’est un endroit du corps où l’expression énergétique est la plus facile à capter. SOH: Pourrait-on imaginer que le Hara soit un endroit particulier susceptible de faire naître d’autres choses ? M. Demaison: C’est le centre d’une certaine intelligence, conscience du corps. Dans les traditions anciennes l’intelligence et la subtilité viennent du ventre, et ce qu’on croit venir de la tête dans notre monde moderne, et bien ça se situe dans le ventre dans la tradition. SOH: Quelle est votre vision de l’humaine dans l’univers ? M. Demaison: Vivre en équilibre, en osmose avec le monde environnant, être en accord avec l’énergie céleste, l’énergie terrestre, le rythme des saisons, la nature. SOH: Peut-on dire qu’une malade est la rupture de cet équilibre ? M. Demaison: Oui, c’est ça, c’est une rupture avec le monde environnant et la rupture avec soi même. SOH: Ce qu’on observe en tant que maladie, c’est un symptôme , mais vous allez chercher plus loin ? M. Demaison: Oui une malade se présente par un symptôme, mais celui ci n’est que la conséquence d’un déséquilibre de terrain. En dialoguant avec le patient, on essaie de déterminer les cause de ce symptôme, en rendre la personne consciente et proposer une modification de ses habitudes. SOH: Avez-vous recours à une pharmacopée ? M. Demaison: Non pas du tout. SOH: Quelle est la différence avec d’autres pratiques comme la médecine traditionnelle chinoise, le Qi gong, l’acupuncture ? M. Demaison: On ne se sert que de la main en shiatsu. Je ne fais pas de hiérarchie entre ces différentes techniques, c’est plutôt l’habilité du praticien qui est prépondérante. D'autres article de radio Son de l'Espoir
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