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Le chlore des piscines favoriserait l'asthme infantile, selon une étude belge |
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Écrit par Agence France-Presse
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14-10-2007 |
La chloration de la piscine favoriserait le développement d'affections allergiques, même en l'absence d'antécédents familiaux, selon l'équipe belge. (Photos.com) PARIS – Le chlore de l'eau des piscines, y compris celles à ciel ouvert, favoriserait l'asthme infantile, selon une étude réalisée au printemps 2006 par des chercheurs belges auprès de 847 adolescents, âgés de quinze ans en moyenne.
La fréquence des cas d'asthme augmente avec le temps passé en piscine, a expliqué le professeur Alfred Bernard (Université catholique de Louvain), le 4 octobre dernier, lors de «rencontres scientifiques» organisées par l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement du travail (Afsset) qui a financé ces recherches.
Parmi les 847 adolescents, de trois écoles secondaires belges, près de 150 avaient des cours de natation dans une piscine non chlorée, désinfectée par un système d'ionisation cuivre-argent.
Les enfants ayant fréquenté ce type de piscine sans chlore «ont quatre fois moins de risque d'être asthmatiques que le reste de la population et aussi deux fois moins de risque de souffrir d'un rhume des foins ou d'une rhinite allergique», selon le professeur Bernard et ses collègues.
Les adolescents qui participaient à l'étude ont été soumis à des prises de sang (dosage des immunoglobulines IgE) pour vérifier s'ils avaient un «terrain» allergique. Les parents ont été interrogés sur la présence d'asthme ou d'allergies dans la famille et sur le nombre d'heures passées dans des piscines désinfectées ou non au chlore, couvertes ou à l'air libre.
L'étude montre que chez les jeunes déjà sensibilisés aux allergènes, le risque d'asthme est dix fois plus élevé lorsque la durée cumulée de fréquentation de la piscine chlorée a dépassé 1000 heures dans leur vie.
La chloration de la piscine, susceptible d'engendrer des sous-produits potentiellement toxiques (chloramines) et irritants pour l'appareil respiratoire, favoriserait le développement d'affections allergiques, même en l'absence d'antécédents familiaux, selon l'équipe belge.
L'effet serait même plus important dans les piscines extérieures, surtout les piscines privées souvent trop chlorées par les particuliers, estime le professeur Bernard, relevant aussi que les enfants y passent plus de temps dans la journée que dans les piscines publiques.
Il invite à réduire la concentration en chlore dans les piscines en se référant aux normes allemandes, ou à utiliser des méthodes alternatives de désinfection.
Le professeur Bernard, qui avait déjà exposé ses résultats lors d'un récent congrès de pneumologie à Stockholm, met surtout en garde contre le risque pour les enfants les plus jeunes, avant l'âge de sept ans – particulièrement les bébés-nageurs – dont la muqueuse bronchique pourrait présenter des lésions.
Une étude italienne présentée lors du congrès de la société européenne de pneumologie a montré que les jeunes nageurs s'entraînant régulièrement pour la compétition étaient également menacés: la moitié des 30 adolescents suivis souffraient d'une hyperréactivité bronchique, les trois quarts étaient sensibilisés aux allergènes aériens.
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