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Le pouvoir de notre pensée, 1re partie Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Patricia A. Muehsam, La Grande Époque   
08-08-2006

 

 

 

 

 

L’auteur de cet article est médecin à New York.

Cette série d'articles explore la manière dont la pensée peut nous rendre malade ou nous aider à être en santé, elle fournit également des outils pour nous permettre de canaliser le pouvoir de notre mental.

Ce que les scientifiques et les mystiques nous apprennent

Les deux concepts fondamentaux qui distinguent la médecine allopathique occidentale [moderne], reposant sur les traitements pharmaceutiques après diagnostics, de toutes les autres méthodes thérapeutiques traditionnelles sont : la séparation qui est faite entre l’esprit et le corps ainsi que la vision matérialiste de la nature. Par contre, toutes les traditions de traitement non allopathiques reconnaissent un lien fondamental entre la psyché et le soma (esprit et corps).

 

Des personnes en train de prier
Le 16 avril 2006, des chrétiens prient dans une église au Pakistan. La puissance de la prière et de la pensée a été étudiée par plusieurs scientifiques dans le monde pour en comprendre l’impact sur la matière. (Rizwan Tabassum/AFP/Getty Images)
 

 

Le «mal-être» ou maladie [«dis-ease» en anglais] englobe dans son étiologie, en plus du corps physique, les pensées et les émotions. Pour soigner, il faut considérer tous ces paramètres. Être bien portant va au-delà de la simple réparation du corps physique.

Les pensées sont de puissantes vibrations pouvant nous maintenir en santé ou être la cause de maladies. Les pensées négatives peuvent nous rendre malade et nous confiner dans cet état. Les pensées positives peuvent nous guérir et transformer notre vie.

Ces concepts ne viennent pas de théories extravagantes pseudo-scientifiques. En réalité, il existe déjà toute une panoplie de recherches scientifiques qui servent de fondement à ces notions.

Les recherches expérimentales menées par des médecins et autres spécialistes laissent entrevoir l’impact du mental sur la matière et la manière dont nos pensées nous affectent[1].

Depuis plus de 25 ans, les chercheurs du Laboratoire de l’université de Princeton (Engineering Anomalies Research Laboratory, PEAR) ont démontré les liens puissants qui existent entre les intentions humaines et le comportement des machines. Ils ont démontré que le commun des mortels pouvait modifier le résultat normalement aléatoire d’appareils industriels ou électroniques, rien qu’en dirigeant mentalement les chiffres. Cela indépendamment de l’endroit et du moment des expériences. Ces conclusions ont pu être observées même lorsque les personnes étaient à des milliers de kilomètres de distance[2].

Ces conceptions sont vieilles de milliers d’années et tirent leurs origines de différentes anciennes traditions dans le monde. Cependant, la médecine allopathique occidentale ne tient aucunement compte de ces connaissances. Dans leurs parcours universitaire ou médical, nombre de nos médecins n’ont pas fait d’études avancées en physique.

Ces paradigmes théoriques sont si déterminants dans notre compréhension de la nature que les médecins deviennent philosophes. Ces nouvelles approches de la nature ont cohabité avec les anciennes traditions d’autres cultures, parallèlement aux traditions thérapeutiques d’autres cultures, mystiques et non cartésiennes du monde.

La médecine homéopathique, médecine traditionnelle occidentale aux origines lointaines, repose sur les principes de similitude. Elle soigne les patients en fonction de leurs symptômes : mentaux, physiques et émotionnels.

Quant aux anciennes traditions chinoise et indienne ayurvédique, elles établissent un lien entre les symptômes physiques et l’état émotionnel. Dans la médecine chinoise, les poumons sont le siège du chagrin, la vessie celui de la rage, et les reins celui de la peur. Dans l’Ayurveda, le vata dosha (qui relève des éléments de la lumière et de l’air) peut produire différentes sortes d’arthrites et d’anxiétés. Quant au pitta dosha (qui relève des éléments feu et eau) il peut causer des ulcères. Simplement vouloir dissocier ces éléments en les isolant n’est pas du domaine de l’observation scientifique rigoureuse, mais de l’invention.

Avant que l’empire pharmaceutique ne nous submerge de produits nouveaux pour soigner nos moindres bobos, les médecins étaient des guérisseurs érudits. Pour Voltaire, le rôle du médecin était celui d’amuseur, il distrayait le patient le temps nécessaire à la nature pour le guérir. Sir William Osler, considéré comme l’un des pères fondateurs de l’allopathie occidentale, soutenait qu’il était bien plus important de connaître le malade que la maladie dont il souffrait.

Toutefois la médecine allopathique occidentale n’œuvre pas dans le domaine de la guérison. Elle entretient plutôt les maladies. De par sa nature même, notre médecine allopathique occidentale rend les personnes malades et les y maintient. En effet, son approche du traitement des maladies chroniques n’a guéri personne. Les médicaments pharmaceutiques effacent tout au plus les symptômes, interférant ainsi avec le vrai mécanisme naturel de guérison du corps humain.

Les sceptiques ainsi que ceux qui admirent notre modèle biomédical relèguent les guérisons inexpliquées au domaine du placebo ou sur le compte d’un diagnostic erroné. À vrai dire, ces personnes négligent le plus important facteur de rétablissement et de guérison : le pouvoir de la pensée, de l’intention, de la conscience.

À cause du mécontentement de nombreux patients et grâce à des scientifiques épris de vérité, toutes ces connaissances d’autrefois refont surface après avoir disparu. Parmi ces scientifiques, des pharmaciens, des toxicologues expérimentalistes et immunologues font patiemment des recherches qui confirment le phénomène homéopathique. Ce sont les chercheurs, parapsychologues et psycho-neuro-immunologues, qui donnent du crédit à l’idée d’une influence de l’esprit sur la matière, et donc de la pensée sur le corps. Ce sont ces médecins ayant l’esprit ouvert qui effectuent des recherches sur la puissance des prières et sur des phénomènes de guérison.

Illustrons par quelques exemples comment notre mental peut influencer notre santé : un état d’esprit positif fait chuter le taux de glycémie des diabétiques, raréfie les crises d’asthme, diminue les symptômes de colite et accroît la capacité de résistance des fonctions immunitaires auprès des patients atteints de HIV[3, 4].

Nos pensées n’influencent pas seulement notre propre corps, elles ont aussi un impact sur ceux qui nous entourent. Un grand nombre d’études sur la prière ont prouvé son efficacité clinique, en particulier l’effet positif de la prière sur des patients dans les services de soins coronariens[5].

Au-delà de la notion d’un lien naturel entre l’esprit et le corps, telle qu’avancée autant par les pratiques traditionnelles que par la science moderne, se profile l’existence inexplicable d’une source d’énergie extraordinaire qui englobe et influence toute chose, y compris l’humain. C’est à cette source que puisent toutes les traditions thérapeutiques de la planète.

Aussi longtemps que nous n’aurons pas pris conscience que l’esprit est plus puissant que les molécules et les produits pharmaceutiques, aussi longtemps que nous n’aurons pas appliqué ce concept pour guérir notre propre corps, nous n’aurons toujours pas pris conscience du potentiel latent en chacun de nous.

Par la suite, nous aborderons les techniques exploitant la puissance de notre esprit, pour nous soigner et influencer positivement les situations et circonstances de notre vie.

[1] TILLER, W.A., Science and Human Transformation : Subtle Energies, Intentionality and Consciousness, Walnut Creek, CA: Pavior Publishing; 1997.

[2] JAHN, R.G., and Dunne, B.J., Margins of Reality: The Role of Consciousness in the Physical World , New York, NY: Harcourt Brace; 1997.

[3] TALBOT, M. The Placebo Prescription , «The New York Times Magazine», 9 janvier 2000 : [www.nytimes.com/library/magazine/home/20000109mag-talbot7.htm].

[4] ANTONI, M.H. Psychosocial Stressors and Behavioral Interactions in Gay Men with HIV Infection. Int. Rev Psychiatry: 1991;3:383-399.

 

 






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