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Le «mal-être» ou maladie [«dis-ease» en anglais] englobe dans son étiologie,
en plus du corps physique, les pensées et les émotions. Pour soigner, il faut
considérer tous ces paramètres. Être bien portant va au-delà de la simple réparation
du corps physique.
Les pensées sont de puissantes vibrations pouvant nous maintenir en santé ou
être la cause de maladies. Les pensées négatives peuvent nous rendre malade et
nous confiner dans cet état. Les pensées positives peuvent nous guérir et
transformer notre vie.
Ces concepts ne viennent pas de théories extravagantes pseudo-scientifiques.
En réalité, il existe déjà toute une panoplie de recherches scientifiques qui
servent de fondement à ces notions.
Les recherches expérimentales menées par des médecins et autres spécialistes
laissent entrevoir l’impact du mental sur la matière et la manière dont nos
pensées nous affectent[1].
Depuis plus de 25 ans, les chercheurs du Laboratoire de l’université de Princeton
(Engineering Anomalies Research Laboratory, PEAR) ont démontré les liens
puissants qui existent entre les intentions humaines et le comportement des
machines. Ils ont démontré que le commun des mortels pouvait modifier le
résultat normalement aléatoire d’appareils industriels ou électroniques, rien
qu’en dirigeant mentalement les chiffres. Cela indépendamment de l’endroit et
du moment des expériences. Ces conclusions ont pu être observées même lorsque
les personnes étaient à des milliers de kilomètres de distance[2].
Ces conceptions sont vieilles de milliers d’années et tirent leurs origines
de différentes anciennes traditions dans le monde. Cependant, la médecine
allopathique occidentale ne tient aucunement compte de ces connaissances. Dans
leurs parcours universitaire ou médical, nombre de nos médecins n’ont pas fait
d’études avancées en physique.
Ces paradigmes théoriques sont si déterminants dans notre compréhension de
la nature que les médecins deviennent philosophes. Ces nouvelles approches de
la nature ont cohabité avec les anciennes traditions d’autres cultures,
parallèlement aux traditions thérapeutiques d’autres cultures, mystiques et non
cartésiennes du monde.
La médecine homéopathique, médecine traditionnelle occidentale aux origines
lointaines, repose sur les principes de similitude. Elle soigne les patients en
fonction de leurs symptômes : mentaux, physiques et émotionnels.
Quant aux anciennes traditions chinoise et indienne ayurvédique, elles
établissent un lien entre les symptômes physiques et l’état émotionnel. Dans la
médecine chinoise, les poumons sont le siège du chagrin, la vessie celui de la
rage, et les reins celui de la peur. Dans l’Ayurveda, le vata dosha
(qui relève des éléments de la lumière et de l’air) peut produire différentes
sortes d’arthrites et d’anxiétés. Quant au pitta dosha (qui relève des
éléments feu et eau) il peut causer des ulcères. Simplement vouloir dissocier
ces éléments en les isolant n’est pas du domaine de l’observation scientifique
rigoureuse, mais de l’invention.
Avant que l’empire pharmaceutique ne nous submerge de produits nouveaux pour
soigner nos moindres bobos, les médecins étaient des guérisseurs érudits. Pour
Voltaire, le rôle du médecin était celui d’amuseur, il distrayait le patient le
temps nécessaire à la nature pour le guérir. Sir William Osler, considéré comme
l’un des pères fondateurs de l’allopathie occidentale, soutenait qu’il était
bien plus important de connaître le malade que la maladie dont il souffrait.
Toutefois la médecine allopathique occidentale n’œuvre pas dans le domaine
de la guérison. Elle entretient plutôt les maladies. De par sa nature même,
notre médecine allopathique occidentale rend les personnes malades et les y
maintient. En effet, son approche du traitement des maladies chroniques n’a
guéri personne. Les médicaments pharmaceutiques effacent tout au plus les
symptômes, interférant ainsi avec le vrai mécanisme naturel de guérison du
corps humain.
Les sceptiques ainsi que ceux qui admirent notre modèle biomédical relèguent
les guérisons inexpliquées au domaine du placebo ou sur le compte d’un
diagnostic erroné. À vrai dire, ces personnes négligent le plus important
facteur de rétablissement et de guérison : le pouvoir de la pensée, de
l’intention, de la conscience.
À cause du mécontentement de nombreux patients et grâce à des scientifiques
épris de vérité, toutes ces connaissances d’autrefois refont surface après
avoir disparu. Parmi ces scientifiques, des pharmaciens, des toxicologues
expérimentalistes et immunologues font patiemment des recherches qui confirment
le phénomène homéopathique. Ce sont les chercheurs, parapsychologues et
psycho-neuro-immunologues, qui donnent du crédit à l’idée d’une influence de
l’esprit sur la matière, et donc de la pensée sur le corps. Ce sont ces
médecins ayant l’esprit ouvert qui effectuent des recherches sur la puissance
des prières et sur des phénomènes de guérison.
Illustrons par quelques exemples comment notre mental peut influencer notre
santé : un état d’esprit positif fait chuter le taux de glycémie des
diabétiques, raréfie les crises d’asthme, diminue les symptômes de colite et
accroît la capacité de résistance des fonctions immunitaires auprès des
patients atteints de HIV[3, 4].
Nos pensées n’influencent pas seulement notre propre corps, elles ont aussi un
impact sur ceux qui nous entourent. Un grand nombre d’études sur la prière ont
prouvé son efficacité clinique, en particulier l’effet positif de la prière sur
des patients dans les services de soins coronariens[5].
Au-delà de la notion d’un lien naturel entre l’esprit et le corps, telle
qu’avancée autant par les pratiques traditionnelles que par la science moderne,
se profile l’existence inexplicable d’une source d’énergie extraordinaire qui
englobe et influence toute chose, y compris l’humain. C’est à cette source que
puisent toutes les traditions thérapeutiques de la planète.
Aussi longtemps que nous n’aurons pas pris conscience que l’esprit est plus
puissant que les molécules et les produits pharmaceutiques, aussi longtemps que
nous n’aurons pas appliqué ce concept pour guérir notre propre corps, nous
n’aurons toujours pas pris conscience du potentiel latent en chacun de nous.
Par la suite, nous aborderons les techniques exploitant la
puissance de notre esprit, pour nous soigner et influencer positivement les
situations et circonstances de notre vie.
[1] TILLER, W.A.,
Science and Human Transformation : Subtle Energies, Intentionality and
Consciousness, Walnut Creek, CA: Pavior Publishing; 1997.
[2] JAHN, R.G., and
Dunne, B.J., Margins of Reality: The Role of Consciousness in the Physical World , New York, NY:
Harcourt Brace; 1997.
[3] TALBOT, M. The Placebo Prescription , «The
New York Times Magazine», 9 janvier 2000 : [www.nytimes.com/library/magazine/home/20000109mag-talbot7.htm].
[4]
ANTONI, M.H.
Psychosocial Stressors and Behavioral Interactions in Gay Men with HIV
Infection. Int. Rev Psychiatry: 1991;3:383-399.
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