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Entre punition et récompense, les abeilles font la différence Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par le CNRS   
14-04-2007

 

 

 

 

 

Réputées pour leurs capacités d’apprentissage et de mémorisation d’odeurs et de couleurs associés à une récompense, tel le nectar des fleurs, les abeilles sont-elles capables de mémoriser des signaux répulsifs ? En particulier, ont-elles la faculté d’apprendre qu’une odeur donnée entraîne une punition, comme un léger choc électrique.

Une abeille butine sur une fleur de tournesol
Une abeille butine sur une fleur de tournesol. (AFP)
 

 

Et, si tel est le cas, comment le système nerveux parvient-il à distinguer les stimulations répulsives (choc électrique) des stimulations appétissantes (nectar) ? En étudiant ces questions, l’équipe du Centre de recherches sur la cognition animale de Toulouse, dirigé par Martin Giurfa, a mis en évidence que des abeilles en contention apprennent à associer une odeur spécifique à un choc électrique : en présence de cette odeur répulsive, elles étirent leur dard. De plus, ces mêmes abeilles mémorisent qu’une autre odeur est associée à une récompense sucrée : dans ce cas, elles étirent leur proboscis (trompe).

 

C’est la première fois que la capacité d’apprentissage simultané du caractère répulsif ou alléchant de certains stimuli par les abeilles a été démontrée. Au-delà de ces premiers résultats, l’équipe toulousaine a tenté de comprendre comment le « mini-cerveau » d’une abeille parvient à distinguer récompense et punition. Elle a ainsi établi qu’une amine biogène, l’octopamine, intervient lors de la récompense tandis que pour la punition, il s’agit d’une amine différente, la dopamine. Cela prouve la possibilité d’une maîtrise simultanée des deux types d’associations.

 

Enfin, la distinction entre répulsion et appétence semble être un principe fondamental observé sur une vaste échelle évolutive et obéissant à des stratégies neuronales relativement simples. Ces travaux sont publiés le 14 mars 2007 dans la revue PLoS ONE. 

 




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