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Des cellules qui communiquent entre elles
Les Soviétiques ont été les premiers à inculquer à des plantes des réactions conditionnées quasiment pavloviennes. Une équipe de chercheurs à l’université d’Alma Ata, dans le Kazakhstan, a ainsi appris à un philodendron à se méfier d’une certaine roche minéralisée, en soumettant la plante à diverses tortures (comme des brûlures, coupures ou chocs électriques) chaque fois que la roche en question était placée à côté d’elle. Au bout d’un certain temps, la plante «s’affolait» dès que l’on plaçait cette roche dans son voisinage – mais n’avait aucune réaction galvanique si l’on y substituait une autre roche, ne contenant pas de filon métallique. Il était alors possible d’envisager, d’après les chercheurs soviétiques, que les plantes puissent un jour être utilisées pour la prospection géologique.
Un psychologue moscovite, le professeur V.N. Pouchkine, et son collaborateur V.M. Fetisov, ont vérifié avec soin les expériences de Backster, et ont plus ou moins tiré les mêmes conclusions. Pouchkine et Fetisov ont réalisé l’expérience de la perception des émotions par une plante grâce à l’intermédiaire d’une jeune fille que l’on hypnotisait, lui suggérant divers états d’esprit. «Nous obtenions une réaction électrique, grâce à un encéphalographe branché sur un géranium en pot, à chaque émotion que nous suggérions».
Le géranium pouvait aussi «détecter le mensonge» et deviner sans difficulté un nombre entre 1 et 10 choisi par la jeune fille.
En tentant d’expliquer ce qui se passait, Pouchkine écrit : «Il se peut qu’il existe un lien entre les deux systèmes d’information, les cellules de la plante et les cellules nerveuses. Le langage de la cellule de la plante peut être en rapport avec celui de la cellule nerveuse. Ainsi deux types de cellules totalement différentes les unes des autres peuvent «se comprendre».
Lors d’une réunion à l’institut de Médecine clinique et expérimentale de Novossibirks en Sibérie occidentale, le Dr S.P. Shchurin et deux de ses collaborateurs de l’institut d’Automation et d’Électronique ont été recompensés par l’État pour leur découverte de «conversation» entre deux groupes de cellules humaines, chacune des cultures étant placée dans une boîte de quartz complètement hermétique. Alors que le premier groupe était infecté par un virus, le second semblait éprouver les mêmes symptômes. De même, les deux cultures étaient tuées lorsqu’une seule était soumise à une dose mortelle de poison ou de radiation.
Un mystère: la nature du canal télépathique par lequel correspondent les cellules
Les plantes, aussi invraisemblable que cela puisse paraître, manifestent également un certain éclectisme musical.
Les Aborigènes d’Australie auraient également un grand savoir en la matière. L’influence de la musique sur les plantes commence maintenant à être reconnue par la communauté scientifique, qui prolonge petit à petit la tradition. Dans Les langages secrets de la nature, Jean-Marie Pelt consacre un chapitre aux rapports entre la musique et les plantes et affirme, après avoir effectué des expériences, que les plantes sont effectivement sensibles à certaines mélodies.
Si ces témoignages laissent certains scientifiques rêveurs, les industriels, eux, n’hésitent pas à les mettre en pratique. C’est ainsi qu’au Japon, la société Gomei-kaisha Takada a déposé un brevet en 1991 sur l’utilisation de certaines musiques censées améliorer la fermentation des levures employées pour la fabrication de sauce soja et de la célèbre pâte miso.
Plusieurs expériences dans ce domaine ont été réalisées avec une rigueur toute scientifique par une musicienne de Denver, Dorothy Retallack, en collaboration avec un professeur de biologie, Francis F. Broman. Trois «chambres environnementales» chacune de 20 mètres de long, 6 mètres de large et 9 mètres de haut, permettant un contrôle précis de la lumière, de l’humidité et de la température, étaient utilisées dans une expérience sur des philodendrons, des radis, du maïs, des géranium et des violettes africaines, ainsi que d’autres variétés de plantes. Toutes les plantes étaient placées dans des conditions identiques, si ce n’est qu’une chambre expérimentale était totalement silencieuse, une autre contenait un haut-parleur émettant de la musique classique, et une troisième, de la musique «rock».
On constatait – sans pouvoir expliquer le phénomène – que les plantes dans la seconde chambre poussaient en se penchant vers la source de musique classique, alors que celles dans la troisième se penchaient dans la direction opposée, comme si elles tentaient de fuir la musique moderne.
Un approfondissement de ces connaissances nouvelles pourrait, pensent-ils, donner lieu à des applications pratiques extraordinaires. Par exemple, puisque les communications qui ont été constatées ne se font pas par l’intermédiaire de rayonnements connus ou d’ondes électromagnétiques, sont-elles assujetties à la limite de la vitesse de la lumière ou sont-elles instantanées, reflétant une sorte d’équilibre permanent existant dans la nature ?
Selon le Dr Hashimoto, qui dirige un centre de recherches électroniques ainsi que les services de recherche de l’importante société industrielle Fuji Electronics Industries, il y aurait, au-delà du monde tri-dimensionnel que nous connaissons, un monde à quatre dimensions, non matériel et dominé par l’esprit. C’est dans ce monde-là que les plantes, et toutes les créatures vivantes, seraient en communication entre elles...
Plusieurs questions viennent alors à l’esprit : quels sont les organes sensoriels et les centres de réponses émotionnels des plantes ? Où est leur cerveau ?
Jason Pomerleau, assistant scientifique à la LifeCell Corporation apporte une réponse. «Chez les plantes, les vaisseaux du xylème sont des cellules mortes qui forment des tubes creux comme de la paille pour transporter l’eau et les minéraux des racines aux feuilles. Les vaisseaux du phloème transportent les nutriments entre les feuilles et les racines et composent le système nerveux de la plante, qui, à la différence de notre système nerveux humain centralisé, est étalé dans tout le corps de la plante».
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