UN PROJET novateur financé par l’Union européenne pourrait entreprendre la replantation de milliers d’hectares d’anciens sites industriels dans le Nord-Est de l’Angleterre tout en produisant de la bioénergie respectueuse du climat. Après plusieurs essais fructueux, le projet commence à prendre de l’ampleur. Le centre de gestion pour un environnement propre de l’université de Teeside (Royaume-Uni) utilise les cultures énergétiques dans le but de nettoyer d’anciens sites industriels pollués par le biais d’un processus dit de « phytoremédiation ». Le processus de phytoremédiation consiste à épurer les sols contaminés, les cours d’eaux ou l’air au moyen de végétaux pouvant contenir, dégrader ou éliminer les métaux, pesticides, solvants, explosifs, pétrole brut et ses dérivés ainsi que des polluants divers des milieux où ils se trouvent. C’est une technique propre, efficace et bon marché qui préserve l’état naturel de l’environnement, contrairement aux procédés nécessitant l’excavation du sol.
Écrit par Patrice-Hans Perrier, La Grande Époque-Montréal
25-12-2007
Le réchauffement de notre planète serait sur le point de perturber jusqu’aux extrémités polaires, avec des conséquences incalculables. Le biologiste et cinéaste Jean Lemire aura mis plusieurs mois à terminer le montage d’un long-métrage qui documente sa dernière expédition en Antarctique.
La communauté internationale a lancé le samedi 15 décembre à Bali sous les applaudissements les négociations sur le futur régime de lutte contre le réchauffement climatique, qui devront aboutir en 2009. Après un épuisant marathon nocturne et un dénouement mélodramatique samedi après-midi, qui en a retardé encore la conclusion de plusieurs heures, la conférence climat de l’ONU a formellement adopté la « feuille de route de Bali ». L’accord stipule que le processus de négociations qui doit arrêter les suites à donner au protocole de Kyoto devra être lancé « dès que possible et pas plus tard qu’avril 2008 », la première phase de Kyoto expirant en 2012.
Écrit par Héloïse Roc, La Grande Époque - Paris , avec l'AFP
19-12-2007
L’Irlande interpelle l’U.E.
L’Irlande demande de l’aide à l’Union européenne pour protéger sa barrière de corail. Il est en effet plus familier de parler de la protection des coraux vivant dans les eaux tropicales que de ceux des eaux froides. Pourtant les récifs coralliens des mers froides existent bien. Même s’ils ne sont pas visibles à l’œil nu, ils se fixent dans les profondeurs des mers, jusqu’à plus de 2.000 mètres sous la surface des eaux, à l’écart de toute lumière solaire, sous une basse température d’environ 4 °C. Les eaux froides des côtes irlandaises renferment une richesse étonnante de coraux qui sont actuellement menacés par la pêche. Dublin met l’Union européenne en alerte.
Pendant un mois, des plongeurs professionnels des quatre réserves naturelles d’État de Guadeloupe ont scruté les eaux. Dans quel but ? Évaluer l’état de santé des communautés benthiques récifales. Le protocole commun a été établi afin d’être mis en place par les agents des réserves sur les bases de protocoles scientifiques existants, mais simplifiés.
Écrit par Héloïse Roc, La Grande Époque - Paris, avec l’association VivArmor Nature
15-12-2007
Les populations de papillons sont en forte baisse et selon diverses études, ce déclin réside dans une détérioration parallèle de la biodiversité. En effet les curieux de la nature constatent que l’on observe de moins en moins de papillons, même dans nos jardins. C’est ainsi qu’est née l’association VivArmor Nature. Elle a développé un projet de création de refuges à papillons en 2004, toujours d’actualité dans les Côtes-d’Armor. Il a été observé que 25 % des espèces de papillons ont disparu des Côtes-d’Armor en moins d’un siècle. Les causes évoquées seraient les traitements chimiques et la disparition des friches nécessaires à la reproduction.
Adoptation par l’État d’une stratégie pour la création d’aires marines protégées, collaboration entre tous les acteurs de la mer, y compris les marins-pêcheurs : la protection du milieu marin français, deuxième domaine maritime mondial, fait l’objet d’un consensus nouveau. Une nouvelle stratégie a été présentée lors du colloque national sur les aires marines protégées à Boulogne-sur-Mer. Il prévoit la possibilité de créer des parcs naturels marins dans le bassin d’Arcachon, l’estuaire de la Gironde, les pertuis charentais, et les trois estuaires de la Somme, de la Canche et de l’Authie, dans la Manche. Ces zones intéressantes pour la biodiversité, disposent déjà de mesures de protection.
Écrit par Marijo Gauthier-Bérubé, Collaboration spéciale
12-12-2007
Au XVIe siècle, la colonisation du Nouveau Monde commence et, avec elle, l’invasion de l’Amérique du Nord par des espèces inconnues du continent jusqu’alors. Sans en avoir l’intention, les colons européens ont introduit plusieurs nouvelles espèces vivantes ....
d'après une nouvelle recherche effectuée par une équipe de scientifiques financée par l’Union Européenne, une baisse du niveau des pluies acides est à l’origine de la couleur de plus en plus brune de plusieurs de nos lacs et cours d’eau. Selon l’hypothèse émise, le changement de la couleur de l’eau marque son retour à un état plus naturel. « Une énorme quantité de carbone est stockée sous forme de dépôts organiques dans les sols et notamment dans les tourbières entourant une grande partie de nos eaux de surfaces dans des zones reculées », a expliqué Don Monteith du centre de recherche sur les changements environnementaux de l’University College de Londres (UCL). « Au cours des deux dernières décennies, une quantité croissante de ce carbone s’est dissoute dans nos rivières et lacs et a ainsi donné cette couleur brune à l’eau. »