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Les premiers effets de l'Opération 2007, avec un programme intensif de remise en condition physique, des exigences concernant la perte de poids et la multiplication des stages à l'automne a d'ores et déjà payé.
Grillant la politesse à plusieurs favoris du Championnat d'Europe comme le Danemark ou la Hongrie, les Bleues se placent sur le podium juste derrière les désormais double championnes d'Europe norvégiennes et les Russes, championnes du monde en titre et nouvelles vice-championnes d'Europe.
« Le groupe avance, quelque chose se dégage de tout ça. Une âme, un résultat, une bonne communication entre les entraîneurs et les joueuses même si sur le papier on n'est pas meilleur que les Allemandes (leurs adversaires dimanche) », résume la capitaine de l'équipe de France Christine Vanparys.
Seulement douze mois se sont écoulés entre la piteuse sortie des Tricolores au Mondial-2005 après une défaite de 12 buts infligée par le Brésil, et leurs mines joyeuses sur le podium de l'Hovet arena de Stockholm dimanche.
Le moteur 2007
« Une foule d'éléments explique ce renouveau anticipé », selon le sélectionneur français Olivier Krumbholz.
« Physiquement l'équipe est mieux, le groupe fonctionne mieux. L'écoute des athlètes est plus importante. Dans leur approche de la compétition, les jeunes sont au moins aussi sérieuses que les anciennes. Il y a eu des pertes de poids, un travail approfondi des athlètes notamment sur la vidéo et c'est vrai que la peur de passer au travers en 2007 en France est un moteur », analyse-t-il.
L'alchimie entre les différentes générations composant le groupe France a cette fois-ci parfaitement fonctionné. Des vice-championnes du monde 1999, aux championnes du monde 2003 en passant par les néophytes, chacune s'est fondue dans le moule du jeu tricolore, fondamentalement basé sur la performance défensive.
Les handballeuses françaises peuvent désormais s'atteler l'esprit tranquille à la préparation du Mondial, une compétition dont les responsables de l'organisation promettent qu'elle mobilisera des salles pleines, à la différence de l'Euro suédois.
Nouvelle surprise à Bercy ?
Relayant l'avis du coach, Christine Vanparys prévient: « Il ne faut pas s'asseoir sur cette médaille ». Les seize bronzées de Stockholm ne bénéficieront d'ailleurs d'aucun traitement de faveur dans la perspective de 2007.
« On peut considérer que dans les quatre mois à venir, il y aura vingt-cinq joueuses concernées pour arriver à un groupe de vingt-et-un à l'été 2007, explique Olivier Krumbholz. Du 11 juin au 10 août (2007) ce sera un enchaînement de stages et de périodes de repos ».
2006 se termine sur une bonne note inattendue, 2007 se profile déjà avec une belle note attendue, le 16 décembre 2007, au Palais omnisports de Paris-Bercy qui abrite les phases finales du Mondial. Avec, pourquoi pas, une nouvelle surprise de cette imprévisible équipe de France.
« La médaille à l'Euro, j'étais sans doute un des rares à y croire, se risque le DTN Philippe Bana. Je sais que tout se déclenche d'un rien. De 1999 (année de la première médaille internationale de l'équipe de France féminine) à aujourd'hui, c'est toujours la même recette. Ca peut venir d'une frustration, d'une adhésion, d'une révolte. Et aujourd'hui, la Hongrie et le Danemark ne sont pas sur le podium. La France y est ».
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