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Des distributeurs du journal La Grande Époque agressés |
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Écrit par Candice Delabbaye - La Grande Époque
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21-05-2005 |
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Une semaine après l’agression des manifestants pour faire connaître les 9 commentaires sur le Parti communiste, la distribution a été remise à l’ordre du jour et s’est déroulé sans incident.Vendredi 13 mai, dans le 3ème arrondissement de Paris, trois manifestants distribuaient les 9 commentaires sur le Parti communiste publiés par le journal Dajiyuan (version chinoise de La Grande Époque). Alors qu’ils rangeaient le matériel, un groupe s’en prend à un des distributeurs, Mr Wu. Ils l’ont jeté à terre, roué de coups de poings et à coups de barre de fer prises sur le stand.
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Le journal La Grande Époque qui publie les 9 commentaires sur le parti communiste reçoit des pressions... | |
Un poste de télévision utilisé pour la manifestation a également été endommagé. Selon un des manifestants, les agresseurs les auraient menacé et ordonné de ne plus jamais distribuer les journaux dans « leur arrondissement ». Les agresseurs s’en sont pris également à un passant et à un manifestant qui intervenaient pour défendre la victime au sol. Les manifestants avaient l’autorisation légale d’établir leur stand et de distribuer les journaux.
Pourquoi la distribution d’un journal (critique à l’égard du Parti communiste) a posé problème à ce groupe de chinois ?
Les 9 commentaires sont également diffusés en Chine – beaucoup sont ramenés en fait d’occident – de manière discrète puisque le gouvernement interdit toute critique à son égard. Actuellement, toute personne possédant un exemplaire est arrêté et condamné pour cela. Si la diffusion des 9 commentaires est interdite en Chine, le régime chinois tente aussi d’empêcher sa distribution à l’étranger. A Hong Kong, de nombreuses pressions de la part du régime chinois ont conduit l’imprimerie de Dajiyuan a refusé de continuer l’impression. Les chinois qui ont assisté à la scène d’agression n’ont pas été étonné du tout. Selon eux, il y a de nombreux groupes comme cela, travaillant au service du régime chinois. Leurs fonctions et les moyens utilisés sont les mêmes que s’ils étaient en Chine, à savoir : empêcher la diffusion d’information critique à l’égard du régime, en utilisant les méthodes d’intimidation et de menace.
Or, les fonctionnaires de l’Etat français sont parfois complices de ces tactiques. Lors d’une récente manifestation de soutien au Tibet (province demandant son autonomie à la Chine), une manifestante qui avait porté le drapeau tibétain sur ses épaules s’apprêtait à rentrer chez elle. Son trajet la faisait passer devant l’ambassade de Chine. Elle n’a pu faire que quelques pas quand les forces de l’ordre – chargés de surveiller la manifestation – l’ont interpellé. Ils lui ont d’abord interdit de prendre la route qui menait à l’ambassade, suite à quoi elle leur a expliqué qu’elle souhaitait rentrer chez elle et qu’il n’y avait pas d’autres trajets pour elle que celui-là. Ils lui ont alors demandé de ranger le drapeau de façon à ce qu’il ne soit pas apparent, sinon de prendre un autre chemin que celui-là. |
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