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La médecine traditionnelle chinoise pense que le corps humain est
naturellement équilibré et qu’il ne faut pas prendre de médicaments à
la légère. Le médicament peut aider le traitement dans certains
aspects, mais il entraîne un déséquilibre des organes internes et peut
facilement perturber l’homme si sensible au monde extérieur. Quand
l’homme perd le Qi2 qui l’équilibre, il va tomber malade. En Chine,
dans les temps anciens, il y avait une expression qui disait « le
médicament et la nourriture ont la même origine ». Beaucoup d’aliments
sont aussi des médicaments, il n’y a pas de frontière absolue entre les
deux.
La médecine traditionnelle chinoise classe la nourriture
selon quatre natures et cinq saveurs, considérant que chaque nourriture
a sa nature et sa saveur.
Quatre natures : froide, chaude, tiède, fraîche
Les
nourritures froides et fraîches rafraîchissent l’organisme et le
désintoxiquent. En été, le thé aux chrysanthèmes, la soupe aux haricots
mungo, la soupe de melon d’eau, la bouillie de riz avec les feuilles de
lotus peuvent diminuer la chaleur du corps, faire saliver et étancher
la soif. Le rôle des nourritures chaudes et tièdes est d’éliminer le
froid. Les nourritures dans cette catégorie sont par exemple : le riz
gluant, le sorgho, le potiron, le gingembre, la ciboule, l’ail,
l’oignon, et aussi les viandes de mouton, etc. Ces nourritures peuvent
favoriser le Yang3, tonifier la santé fragile, renforcer la rate et
l’estomac. Outre ces quatre natures, il y a aussi les nourritures de
nature neutre, par exemple : le riz, le blé et les légumineuses.
Cinq saveurs : piquante, douce, acide, amère, salée
L’élément
piquant entre dans le Qi, l’élément doux entre dans la chair, l’élément
acide entre dans le muscle, l’élément amer entre dans l’os, l’élément
salé entre dans le sang. En général, le malade du foie s’abstient de la
saveur piquante, le malade des poumons s’abstient de la saveur amère,
le malade du coeur et des reins s’abstient de la saveur salée, la
personne malade de l’estomac et de la rate s’abstient de la saveur
acide. Les nourritures à la saveur piquante dissipent le froid,
détendent les muscles et activent la circulation du sang, font circuler
le Qi et calment la douleur (le gingembre cru, le poivre, la ciboule
chinoise, le poireau, etc.). Les nourritures à la saveur douce ont pour
effet de tonifier le corps et d’atténuer les convulsions (le sucre, le
miel, le jujube etc.). Les nourritures à la saveur acide ont pour effet
d’ouvrir l’appétit, de renforcer les fonctions de la rate et de
l’estomac (le vinaigre de riz, la prune noire, la canelle, le coing,
etc.). Les nourritures à la saveur amère ont pour effet d’enlever la
chaleur, de désintoxiquer, d’épurer les organes intérieurs (le
momordique, l’amande, les feuilles de bibacier, le thé, etc.). Les
nourritures à la saveur salée ont pour effet d’adoucir le dur, de
disperser les noeuds et d’humecter (le sel, la holothurie, la méduse,
etc.).
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2 Qi : l’énergie vitale
3 Yang représente l’arrêt d’une montagne mais aussi l’ensoleillement, la force vive, le positif.
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