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L’ail fait partie des alliacées. Il a longtemps été rattaché à la
famille des liliacées dont font partie l’oignon et le poireau. Il se
développe à l’état sauvage dans les régions de l'Asie centrale. On
pense que l’ail en est originaire car c’est le seul endroit où il
pousse à l’état sauvage.
Dans l'antiquité, l'ensemble de l'Asie et
le pourtour du bassin méditerranéen utilisaient l'ail lors de cérémonie
et en médecine. Selon le naturaliste Pliny, les Égyptiens antiques
invoquaient dans des cérémonies les oignons et l'ail en tant que
déités. Des inscriptions décrivant l'utilisation de l'ail ont été
retrouvées sur des tablettes de l’antique civilisation Babylonienne, il
y a environ 4.000 ans. Pour apaiser les mauvais esprits, les Grecs
antiques offraient de l'ail sur des autels placés au carrefour des
routes en l’honneur d’Hécate, déesse de la sorcellerie.
L'ail a
des propriétés antibiotique, antiparasitaire, antimicrobienne,
anti-tumorale, antispasmodique et anticoagulante. Actuellement, nombre
de pays développés examinent l'efficacité de l'ail pour traiter le
cancer, le diabète et les maladies cardiovasculaires. L'ail abaisse le
taux de cholestérol et la tension artérielle. Les études prouvant les
effets positifs de l'ail sur le cholestérol ont été publiés dans le
journal « The Royal College of Physicians ». Dans une étude allemande,
261 patients de 30 médecins généralistes ont pris des comprimés d'ail
ou des placebos durant douze semaines. Le taux de cholestérol a chuté
de 12 % chez ceux qui prenaient l'ail.
L’ingrédient principal
de l’ail est l’allicine. Il est considéré comme un puissant
antibiotique et un antifongique. Dans son habitat normal, l'ail peut se
protéger des parasites et des mycètes de sol. L’allicine donne aux
clous de girofle écrasés l’odeur piquante de l'ail. Les études parues
dans Biochimica et Biophysica Acta ont montré que l'allicine a un
mécanisme moléculaire qui empêche les actions de deux enzymes. Ces
enzymes permettent la survie des organismes nocifs responsables des
infections. L’allicine est donc considérée comme une arme naturelle
contre les infections. Quand les bactéries deviennent résistantes aux
antibiotiques, l'ail peut être une alternative utile. Selon le Garlic
Information Center, il est peu probable que les bactéries développent
une résistance à l'allicine parce que ceci exigerait de modifier les
enzymes mêmes qui rendent leur activité possible.
En mâchant un
brin de persil, on dissipera l’odeur piquante de l’ail, ce qui
satisfera l’entourage ! Chez ceux qui suivent une cure d'ail cru,
l’odeur est très puissante, soyez ainsi prévenant si vous choisissez
cette méthode. Il est recommandé de cesser la consommation d'ail dix
jours avant une chirurgie pour empêcher des problèmes de saignement.
Naturellement, si on prend des anticoagulants, il convient de consulter
son médecin avant de commencer ce traitement.
Comme pour la
plupart des remèdes à base de fines herbes, il est sage d'employer la
matière végétale fraîche. L'allicine perd ses principes actifs en
quelques heures. Mais l'extrait pur d’allicine peut être stocké pendant
des mois.
Sources internet disponible ici
Garlic as lipid
lowering agent Silagy CS, Neil HAW, 1994.
The Journal of the Royal
College of Physicians, Vol 28 Bartram's Encyclopaedia of Herbal
Medicine
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