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Prochainement, les exportations de caviar de la mer Caspienne vont
reprendre et ceci après un an d’interdiction. C’est ce que la CITES
(Convention sur le commerce international des espèces de faune et de
flore sauvages menacées d’extinction) vient d’annoncer.
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Des pêcheurs emploient un filet pour tirer un esturgeon de béluga, très prisé dans le monde entier pour son caviar de qualité supérieure. L’esturgeon, considéré comme un « fossile vivant », car il a survécu depuis l’époque des dinosaures, produit les oeufs les plus chers du monde. Mais les esturgeons qui ont si bien traversé l’évolution pourraient ne pas survivre à la destruction de leur habitat et à la surpêche. D’autant que ce poisson n’atteint l’âge de reproduction qu’à 15 ans…Photo de Henghameh Fahimi (AFP) |
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C’est ainsi qu’en 2007 les pays bordant la mer Caspienne auront le droit d’exporter jusqu’à 27,6 tonnes de caviar et 144 tonnes de viande d’esturgeon russe, 38 tonnes de caviar et 5 tonnes de viande d’esturgeon perse, ainsi que 20,3 tonnes de caviar et 99 tonnes de viande d’esturgeon étoilé, d’après le communiqué publié par la CITES.
LE BELUGA RESTE INTERDIT A L’EXPORTATION
L’année écoulée, la CITES, organisme lié à l’ONU avait annulé toutes les exportations du caviar de la mer Caspienne, dont le but était de protéger les esturgeons, qui sont des espèces en voie de disparition. L’embargo a « sans aucun doute aidé à apporter des améliorations dans les programmes de suivi et les évaluations scientifiques menés conjointement par les cinq (pays) riverains de la Caspienne », souligne Willem Wijnstekers, secrétaire général de la CITES. « Les revenus tirés de la vente des produits de l’esturgeon en 2007 devraient fournir une incitation et les moyens de poursuivre le rétablissement sur le long terme de cette ressource naturelle commercialement et écologiquement importante ». Mais pour le moment la levée de l’embargo ne s’applique pas au caviar le plus cher du monde, le « Béluga », dont le prix est situé entre 1.500 et 1.800 euros les 250 grammes. Il reste interdit à l’exportation. D’après un responsable de l’ONU, l’autorisation d’exportation pourrait demander plusieurs mois, les cinq pays riverains n’ayant pas remis suffisamment d’informations sur le niveau de la population.
LE CAVIAR DE LA CASPIENNE REPRESENTE 90 % DE LA PRODUCTION MONDIALE
Mais la prudence est de rigueur ainsi que pour les cinq autres espèces présentes en mer Caspienne. Les pays voisins de la Caspienne sont invités à réduire leurs quotas de prises de 20 % par rapport à 2005, les diminutions peuvent aller pour certaines espèces jusqu’à 30 %. « Il faudra toutefois des décennies de gestion avisée des pêcheries et de lutte acharnée contre le braconnage et le commerce illicite pour garantir le rétablissement des populations d’esturgeon à des niveaux sûrs », insiste Willem Wijnstekers. Le caviar de la Caspienne représent jusqu’à 90 % de la production mondiale, estimée actuellement à 300 tonnes par an. Le caviar sauvage est peu à peu remplacé par le caviar d’élevage, une production piscicole.
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