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Légalement, il est possible de faire l’école à la maison. Instruire
ses enfants chez soi est un droit, de plus en plus de parents
aujourd’hui le savent. En France, vous devez en informer l’inspection
académique de votre département, laquelle est chargée d’encadrer ces
familles et de vérifier si l’enfant a le «niveau requis». Ce niveau
sera plus ou moins élevé. Certaines inspections académiques se
montreront souples et conciliantes, mais d’autres, non favorables à ce
type d’enseignement, placeront la barre haute et demanderont la
réintégration de l’enfant dans l’enseignement public si celui-ci ne
répond pas aux exigences. En Suisse, chaque canton a des lois
différentes. Renseignez-vous auprès de l’institution publique de votre
canton et il vous faut la prévenir, par courrier, de votre souhait de
faire l’école à la maison. En fin d’année scolaire, l’enfant est appelé
à passer des examens. Ils sont basés sur l’enseignement public et le
niveau demandé est plutôt élevé, à Genève notamment. Cela pose des
problèmes si vous utilisez une autre méthode, comme celle de Maria
Montessori par exemple. Mais c’est possible, j’en ai fait l’expérience.
Pour la Belgique, les conditions sont identiques à celles du canton de
Genève, mais les parents doivent signer un contrat. Pour le Canada, ce
site vous donnera toutes les informations nécessaires .
Pourquoi faire l’école à la maison?
Plusieurs
raisons sont à l’origine de ce choix. Les familles qui voyagent
beaucoup souhaitent garder leurs enfants avec eux. D’autres vivent
différemment et souhaitent apporter à leurs enfants des valeurs autres
que celles que notre société nous propose. Quelques-unes recherchent un
enseignement qui cible parfaitement les besoins de leur progéniture.
Certains enfants ont besoin d’une pédagogie adaptée, d’autres sont en
échec scolaire ou n’arrivent pas à s’intégrer dans une école, mais ce
n’est pas le cas de la majorité. Le choix de faire l’école à son enfant
doit être mûrement réfléchi et préparé.
Quels rapports a l’enfant avec les autres enfants?
Souvent,
l’adulte craint que son protégé ne puisse pas s’intégrer. Qu’il se
rassure, l’école à la maison lui permet de s’épanouir, de prendre de
l’assurance et de s’affirmer. Elle n’est pas synonyme d’isolement; il
faut favoriser les activités parascolaires comme le sport, la musique,
le théâtre, etc. C’est nécessaire à son équilibre et cela lui permettra
d’appréhender les relations sociales avec plus de sérénité.
Comment enseigner quand on n’est pas professionnel?
Il
est clair qu’il faut avoir un certain bagage intellectuel, surtout dans
les grandes classes. Néanmoins, il est possible de suivre des cours
Montessori pour enseigner les petites classes. Cette méthode, très
facile, permet à l’enfant d’acquérir les bases du français, du calcul,
de la géographie, de l’histoire, des sciences naturelles et autres sans
aucun problème [montessorienfrance.com]. Il y a les cours
par correspondance comme le Centre national d’enseignement à distance
[cned.fr] qui offre l’enseignement public, mais sous
restriction. L’enfant reçoit des fiches qu’il doit remplir et renvoyer
au CNED qui les corrige et donne des notes. Dans ce cas, l’enseignement
est assimilé à l’école privée et l’élève est dispensé d’examens.
D’autres cours par correspondance qui n’ont pas les même restrictions,
mais qui sont plus dispendieux existent, par exemple :
[epceducation.com] [cours-legendre.fr].
Autres liens utiles :
[erudit.org]
[instructionenfamille.free.fr]
[lesenfantsdabord.org]
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