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20-09-2006 |
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Cette fillette Uros, descendante d'une ethnie aujourd'hui menacée d'extinction, vit sur le plus haut lac navigable du monde, le Titicaca. C'est à 3900 mètres d'altitude, sur des îlots en roseau et dans des huttes en jonc que son peuple, d'origine inconnue, subsiste avec le minimum vital. Pour survivre, ces artisans d'un autre temps tissent des paniers et fabriquent des bateaux miniaturisés pour les touristes de passage. Avec moins d'un dollar par jour et par habitant, l'avenir chaotique se dresse au coeur des Andes, trait d'union avec la rigueur du climat et celui des hommes. En dehors de la confection d'objets en roseau, principale ressource dont la racine est comestible, ces habitants vivent de la pêche, de la chasse aux oiseaux et de la récolte de plantes lacustres. L'innocente au visage brûlée par le soleil brandit sa racine de roseau comme un étendard vaincu, symbole de fragilité et de désespérance. Où est l'espoir pour ceux qui consument leur vie dans la pauvreté ? Un groupe ethnique disparaît et c'est le corps morcelé de l'humanité que l'on ampute toujours un peu plus !
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Photo et texte de Stéphane Cabaret
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