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26-07-2006 |
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Cette photographie, prise dans le haut var, me parle au passé. Son charme désuet me remémore des souvenirs endormis, quand l'été venu, je vivais mon insouciance d'enfant des villes dans la joie de retrouver mes grands-parents et ces vacances à la campagne. Ce mois de juillet annonçait le début des balades au plein air. Je vivais au rythme d'une saison où les journées ne finissent pas, où les champs fleurent bons les blés. Cette image est un hymne à la vie d'antan, écoulant ses jours au rythme de la nature que l'on choyait et que l'on écoutait vivre. On lui pardonnait ses faiblesses climatiques et l'on acclamait son génie. Le travail dans les champs s'harmonisait et les corps s'échinaient pour mériter de la Terre l'offrande de la sueur et des semences savamment plantées quand la Lune était montante. On avait peu de besoin mais on allait à l'essentiel. C'était ça la vie à la campagne, rustique et conviviale, mais tellement plus humaine. Une alchimie où l'homme et la nature s'accordaient sur un air de connivence, un air qui s'est perdu dans les engeances du profit, l'affreux prédateur de notre temps.
Photo et texte de Stéphane Cabaret
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