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15-11-2006 |
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En Asie du sud-est, la rue est souvent un théâtre où l'homme ne sort jamais sans son masque. Est-ce par simple précaution d'usage ou sert-il de rempart aux menacent qui rodent dans l'air ? Des fléaux déjà anciens tels que la dengue ou la typhoide s'ajoute le nombre de cas de sida toujours en net progression. Viennent se joindre à cette liste noire le syndrome respiratoire (le sras) et la grippe aviaire (le fameux H5N1). L'enfant, comme toujours, reste l'otage des erreurs humaines que cette mère semble fuir du regard. On a généralement tendance à sous-estimer les dangers de ces virus et à les considérer comme un désagrément passager. Mais ils se propagent avec une telle facilité par le facteur des projections de salives que des millions d'individus sont touchés chaque année et que quelques milliers en meurent. Selon les estimations, entre 20 et 40 millions de personnes avaient succombé de la grippe espagnole durant les années 1918 et 1919.
A l'instar des habitants de certaines mégalopoles asiatiques, nous faudra-t-il pour vivre heureux, commencer à vivre masqués ?
Photo et texte de Stéphane Cabaret
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