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06-12-2006 |
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Sous la canopée, nimbées dans l'aube du jour naissant, ces feuilles carnavalesques semblent animées par l'invisibilité d'une énergie frémissante.
Pour ainsi dire, c'est la métamorphose du vivant ; on est le même et on devient un autre. Au coeur des tropiques, pour vivre dans une nature propice aux mauvaises rencontres, les espèces de tous types appliquent une règle fondamentale ; créer et inventer des astuces pour se protéger des prédateurs. Les uns se travestissent de mille manières pour se fondre in-situ quand d'autres se couvrent de vives couleurs, signalant qu'un grave danger menace. Observer le monde dans son intimité pour en comprendre la vie, c'est aller au-delà de nos croyances, souvent trompeuses. Si l'homme s'impliquait avec plus de grandeur d'âme, alors on deviendrait une force, et cette force serait capable de transformer les choses, de tomber, de jeter à bas les masques du mépris et de l'intolérance.
Photo et texte de Stéphane Cabaret
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