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24-01-2007 |
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A l'ombre d'un manguier, cette fillette aux abords prudents finira par s'abandonner au temps, s'oubliant dans ses pensées face aux étrangers de passage. Car derrière ces deux sombres pépites s'illuminent une âme dont la profondeur reflète déjà le miroir de l'adulte qui s'éveille. C'est l'avenir du peuple Dogon soutenu avec force par l'émotion d'un seul regard, pénétrant l'incertitude d'un monde souffrant de cécité. En un langage codé, ses bras et ses mains esquissent des arabesques, beautés d'un continent africain démenbré sur l'autel de la mondialisation ! Mais ce visage d'ébène, insoumis, cristallise un bel esprit nomade et aussi ce besoin viscéral, originel, d'échange entre deux mondes.
Photo et texte de Stéphane Cabaret
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