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Molécule prometteuse dans la lutte au cancer |
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Écrit par Agence France-Presse
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29-01-2007 |
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MONTRÉAL – Une petite molécule peu coûteuse et peu toxique pourrait
être prochainement utilisée dans le traitement de plusieurs formes de
cancer, ont affirmé des chercheurs canadiens.
Des travaux du Dr Evangelos Michelakis de l'Université d'Alberta ont
montré que cette molécule, le dichloroacétate (DCA), pouvait provoquer
une régression de plusieurs cancers, notamment du poumon, du sein et de
tumeurs du cerveau, a précisé l'université dans un communiqué.
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Des chercheurs canadiens ont découvert une molécule qui pourrait permettre de traiter différents cancers. (Goeff Robins/AFP/Getty Images) | | |
Le résultat, encore préliminaire, des travaux du Dr Michelakis et de ses collègues, a été publié le 16 janvier 2007 dans la revue médicale Cancer Cell.
Le DCA semble réparer les dommages causés par le cancer aux mitochondries, les unités au sein des cellules qui convertissent les nutriments en énergie, et son utilisation a eu pour conséquence une «réduction de tumeurs cancéreuses à la fois dans les éprouvettes et sur des animaux».
«Je pense que le DCA peut être utile contre le cancer, car il attaque un processus fondamental dans le développement du cancer et qui est propre aux cellules cancéreuses», fait valoir Dr Michelakis.
Les cellules cancéreuses suppriment leurs mitochondries, ce qui donne à ces dernières un avantage sur les cellules non cancéreuses. Comme les mitochondries contrôlent la mort des cellules, ce phénomène empêche les cellules cancéreuses de mourir.
Mais, selon Dr Michelakis, le DCA permet de renverser ce phénomène et de reprogrammer les cellules cancéreuses pour qu'elles redeviennent mortelles.
«Le DCA va restaurer la fonction mitochondriale induisant la mort de la cellule cancéreuse», a expliqué Dr Sébastien Bonnet, qui fait partie de l'équipe de chercheurs, interrogé sur Radio-Canada.
En outre, le «DCA n'a aucun effet sur les cellules saines alors qu'actuellement les médicaments ne sont pas capables de faire la différence entre une cellule cancéreuse et une cellule saine», a-t-il ajouté.
L'intérêt du DCA est que cette substance «pourrait permettre de traiter différentes formes de cancer, car toutes les formes de cancer suppriment la fonction mitochondriale», souligne Dr Michelakis. Il est en outre facilement absorbable par l'organisme par voie orale et il s'agit d'une molécule «relativement non toxique», qui peut être testée immédiatement sur des patients cancéreux, ajoute-t-il.
«Ces recherches préliminaires sont encourageantes et apportent de l'espoir à tous ceux qui souffrent du cancer», a déclaré Dr Philip Branton, directeur scientifique pour le cancer des Instituts de recherche en santé du Canada, qui ont financé les travaux du Dr Michelakis et de son équipe.
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