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On obtient ainsi le comprimé, la gélule ou le sirop désiré. Et si en lieu et place de ces excipients neutres, on utilisait des matériaux biodégradables ? C’était déjà possible pour certains principes actifs, cela l’est désormais pour beaucoup d’autres ! L’équipe de Didier Bourissou, du Laboratoire
Hétérochimie Fondamentale et Appliquée (CNRS/Université Toulouse 3), est en effet parvenue à mettre au point un nouveau procédé de synthèse de ces matériaux, augmentant ainsi significativement leur diversité.
Jusque à présent, en pharmacologie, on utilisait déjà certains polymères biodégradables, comme les polyesters, en tant qu’excipients. Mais cela n’était possible que pour certaines molécules de principes actifs, des anti-cancéreux ou l’hormone de croissance par exemple. Et dans le domaine de la chirurgie : le secret des fils résorbables réside en effet dans l’usage de ces mêmes polyesters.
Quel est le principe de ces médicaments « nouvelle génération » ? L’excipient biodégradable, qui renferme en lui le principe actif, se présente par exemple sous forme d’implant – un bâtonnet d’un millimètre de diamètre et d’un centimètre de long environ – à glisser juste sous la peau.
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