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Il a réuni, autour du président de séance, Monsieur André Lewin, ambassadeur de France et Président de l’association française des Nations unies des orateurs de talent dont la diversité et la richesse des discours ont rempli de satisfaction les participants qui n’ont pas caché leur souhait d’assister à d’autres débats. Par la voix de Monsieur l’ambassadeur, les organisateurs ont fait savoir que d’autres rencontres étaient prévues prochainement sur ce thème des plus actuels. En effet, l’association « Agir pour les droits de l’homme » que préside Marie-Françoise Lamperti annoncera bientôt les dates du prochain colloque.
Le mot « paix » évoque des significations différentes selon le contexte, mais mon exposé ici s’en tiendra principalement au sens qui entend une absence totale de conflit violent ou de compétition économique injuste.
Cet exposé comprendra des réflexions sur l’élaboration de la démocratie, sur le fait de considérer que chaque peuple à la même importance au niveau international; sur la nécessité de mieux expliquer les crises à nos publics respectifs, sur les droits de l’homme, le commerce équitable et d’autres problèmes avec la Chine et la vie avec la Russie de maintenant.
1) Les communautés démocratiques de par le monde doivent travailler de façon plus soutenue, plus intelligente et plus efficace pour promouvoir dans le monde entier l’émergence de la démocratie afin, entre autres raisons irréfutables, de vivre sur une planète plus sûre.
Un européen illustre, Emmanuel Kant, a été le premier penseur à faire remarquer dans un ouvrage, Paix Perpétuelle : Une ébauche philosophique, que les gouvernements qui sont élus par le peuple, c’est-à-dire les gouvernements démocratiques, ne se font pas la guerre. De nos jours, l’idée selon laquelle les démocraties ne se battent pas les unes contre les autres est connue sous le nom de « Théorie de la Paix Démocratique ».
La quarantaine de dictateurs qui sont encore au pouvoir font beaucoup de dégâts, aussi bien au niveau national qu’au niveau international. Une étude démontre qu’entre 1816 et 1991, sur les 353 conflits classés comme « guerres internationales majeures », tous impliquaient un ou plusieurs pays non démocratiques. Attendu que pas une seule guerre n’a opposé deux démocraties, la leçon principale est claire : pour éviter la violence entre les nations, il faut promouvoir la démocratie.
Les pays de la Communauté Européenne et le Canada devraient encourager de manière efficace les nouvelles démocraties ainsi que les démocraties restaurées ou émergentes. Nos gouvernements respectifs sont-ils suffisamment clairs vis-à-vis des dictateurs du monde sur le fait que nous nous tenons du côté de leurs peuples en adoptant des politiques et des actions qui soutiennent le bien-être et les droits humains des civils et que nous ne sommes pas les complices des tyrans de quelque tendance politique que ce soit ? Nos ambassades et nos consulats encouragent-ils activement les gouvernements de tels états à s’orienter vers cette direction, et encouragent-ils leurs administrations quand elles existent à mettre en place des éléments de ces institutions démocratiques ? Assurément, la démocratie qui se décline sous une multitude de formes, n’implique pas un modèle économique particulier. Je me permettrais d’ajouter ici que dans la plupart des 67 dictatures qui se sont écroulées depuis 1972, la résistance civile pacifique – grèves, boycotts, manifestations, désobéissance civile – a été un facteur déterminant.
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