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La Commission européenne a confirmé la réapparition dans un élevage
hongrois du virus H5N1 de la grippe aviaire, qui n'avait pas été
détecté dans l'UE depuis presque six mois, et elle a appelé à la
«vigilance».
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Laborante hongrois, au siège d'Autorités Vétérinaire hongrois à Budapest, analyse des œufs suspects d’être infectés par le H5N1. Photo de Ferenc Isza (AFP/Getty) |
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«Nous devons rester vigilants, car cette maladie représente une menace permanente », a déclaré le commissaire européen à la Santé Markos Kyprianou lors d'une conférence de presse après le conseil des ministres européens de l'Agriculture.
Son porte-parole Philip Tod avait annoncé plus tôt que le laboratoire de référence de l'UE à Weybridge (Grande-Bretagne) avait confirmé que la souche prélevée en Hongrie était « bien celle du H5N1».
Budapest avait annoncé la semaine dernière avoir détecté un foyer de grippe aviaire dans un élevage de 3.300 oies près de Szentes, dans le sud du pays.
Avant même d'avoir la confirmation que la souche hautement pathogène H5N1 était bien présente, les autorités hongroises avaient mis en place les mesures de précaution prévues par les experts de l'UE en 2006: abattage de toutes les oies de l'élevage infecté, mise en place d'une zone de protection dans un rayon de 3 km autour de l'exploitation touchée et d'une zone de surveillance dans un rayon de 10 km.
Dans la zone de protection, par exemple, les volailles doivent rester enfermées, tout déplacement des volailles, vivantes ou mortes, est interdit. La viande ne peut pas être vendue.
Ces mesures ont déjà permis d'identifier un deuxième foyer possible de H5N1 à 8 km de là, dans un élevage de plus de 9.000 oies, déjà toutes abattues, a indiqué Philip Tod.
Hors de l'UE, plusieurs pays européens ont déjà annoncé un embargo sur les volailles hongroises, comme la Russie, la Serbie, la Macédoine et la Croatie.
Le virus H5N1, qui avait touché entre la fin 2005 et l'été 2006 quatorze Etats membres --plus la Roumanie, entrée le 1er janvier 2007 dans l'UE-- n'avait plus été détecté dans l'UE depuis un cas au zoo de Dresde (Allemagne) en août dernier. L'épidémie avait fait chuter les ventes de volailles début 2006.
Le H5N1 avait pendant quelques mois infecté surtout des oiseaux sauvages mais aussi quelques élevages de volailles. D'autres pays, sans être directement touchés, avaient vu leur marché de la volaille chuter, poussant l'UE à adopter des aides communautaires pour soutenir le secteur avicole.
«Il n'est pas complètement surprenant que le virus ait réapparu avec le retour de l'hiver et du froid», a indiqué Philip Tod.
Cette irruption dans un élevage, sans découverte préalable d'oiseaux sauvages contaminés, a malgré tout étonné les spécialistes.
Selon Jean-Luc Angot, directeur général adjoint de l'Organisation mondiale de la santé animale, la similarité (99,4%) entre le virus trouvé en Hongrie et celui qui avait sévi l'an dernier semble impliquer que le virus est parvenu à survivre dans cette partie de l'Europe depuis la fin du printemps dernier, sans se faire détecter. Dans l'eau froide ou chez des oiseaux asymptomatiques, par exemple.
Depuis son apparition fin 2003 en Asie, la grippe aviaire a fait environ 160 morts, principalement sur le continent asiatique, selon l'Organisation mondiale de la santé. Aucun cas humain n'a été enregistré dans l'UE.
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