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Manger pour l’environnement Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Isabelle Pinard, La Grande Époque - Montréal   
14-02-2007

 

Actuellement, l’environnement semble être une priorité pour plusieurs d’entre nous. Le gouvernement a des décisions politiques à prendre et des mesures à appliquer. Pouvons-nous, nous aussi, faire une différence? Nous pouvons effectivement réduire notre consommation d’énergie, faire du recyclage et utiliser les transports en commun ou notre vélo. Mais qu’en est-il de notre consommation d’aliments? Pourrions-nous avoir un impact sur l’environnement en mangeant différemment? Il semblerait que oui. Voici quelques données tirées du livre Six arguments for a greener diet, parues dans la revue Nutrition Action Healthletter du mois de septembre 2006.


Un gros plan du visage du vache à l'extérieur.
Les dépenses et la pollution engendrées par l’élevage industriel de bovins sont-elles considérables au point de nous faire réévaluer nos habitudes alimentaires? (Mayela Lopez/AFP/Getty Images)
 

Selon Michael Jacobson, auteur du livre, le boeuf nourri de grains serait l’aliment qui nuit le plus à l’environnement. Le porc et le poulet se nourrissent également de grains pendant la majeure partie de leur vie, mais ils convertissent cette nourriture en muscles plus facilement que le bœuf. Ils nécessitent donc de moins grandes quantités de nourriture. Il faut environ sept livres de céréales pour engraisser d’une livre une vache dans un enclos. Aux États-Unis, à peu près 66 % du foin et des céréales cultivés sur une ferme sert à nourrir des animaux.


Cultiver ces céréales nécessite une grande quantité d’eau d’irrigation, de pesticides, d’engrais et de vastes terrains. Environ la moitié de tous les engrais épandus aux États-Unis sont utilisés pour faire pousser les céréales pour nourrir le bétail. Ces engrais polluent l’air et la vie aquatique. Aux États-Unis, il y a tellement d’engrais déversés dans la rivière Mississipi par les fermes de maïs que le golfe du Mexique a maintenant une zone peu oxygénée considérée «morte». Les organismes vivant au fond de l’océan ne peuvent y survivre. De plus, il faut environ 68 000 litres d’eau de pluie et d’irrigation pour produire une livre de bœuf. Ceci épuise les réserves souterraines.

L’énergie nécessaire pour obtenir l’engrais utilisé pour nourrir les animaux nourris aux grains aux États-Unis pourrait fournir un an d’énergie pour un million de personnes! Il faut 1600 calories d’énergie provenant de l’huile, de gaz et d’autres combustibles pour produire la valeur de 100 calories de bœuf nourri aux grains. Tandis qu’il faut seulement 50 calories (de combustible) pour produire 100 calories de nourriture à base de plantes.

Dans un large enclos de 50 000 vaches est produit autant de fumier que dans une ville de plusieurs millions de personnes. En l’an 2000, le méthane relâché par le bétail et les lagunes de fumier a causé autant de dommages que le dioxyde de carbone de 33 millions d’automobiles. Si chaque Américain changeait son alimentation pour une alimentation végétarienne, les États-Unis produiraient 430 millions moins de tonnes de dioxyde de carbone par année. Ceci équivaut à 6 % des émissions de gaz à effets de serre en Amérique. La vallée de San Joaquim en Californie, où l’élevage correspond au cinquième des vaches laitières aux États-Unis, compétitionne avec les villes de Los Angeles et Houston pour avoir l’air le plus pollué aux États-Unis!!

Malgré que ce soit des données américaines, les principales déductions s’appliquent aux Canadiens. Ces données sont-elles assez parlantes pour nous convaincre de changer notre mode d’alimentation? On peut y ajouter que le fait de réduire sa consommation de viande et de sous-produits animaux a aussi plusieurs avantages au niveau de la santé, que ce soit au niveau de la réduction du risque de maladies cardio-vasculaires, de certains types de cancer ou même de l’obésité.

Visitez le site EatingGreen pour plus de détails et d’information

 

 





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