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L'OTAN ne tolérera pas la violence au Kosovo |
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Écrit par Agence France-Presse
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20-02-2007 |
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PRISTINA (Serbie) – Le secrétaire général de l'OTAN, Jaap de Hoop
Scheffer, a déclaré, le 15 février dernier, que ses troupes n'étaient
prêtes à tolérer aucune forme de violence dans la province, lors d'une
visite à Pristina survenue quelques jours seulement après des
manifestations qui ont fait deux morts.
«La Kfor ne tolérera aucune forme de violence», a-t-il déclaré aux
journalistes après une réunion avec les leaders albanais kosovars.
La Kfor (La force pour le Kosovo) est une force armée multinationale de l’OTAN visant à stabiliser le Kosovo.
M. Scheffer s'est rendu au Kosovo quelques jours seulement après une
manifestation violente du mouvement «Autodétermination», qui réclame
l'indépendance inconditionnelle de la province.
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Arlinda Xheladini pleure devant la tombe de son mari, Arben Xheladini, 35 ans, un des deux manifestants tués, le 17 février 2007, dans la capitale du Kosovo, Pristina. (Ermal Meta/AFP/Getty Images) | | |
Deux manifestants sont décédés après avoir été grièvement blessés lors de cette manifestation, organisée à Pristina contre le plan pour le futur statut de la province du médiateur de l'ONU, Martti Ahtisaari.
M. Ahtisaari a proposé au début de février une forme de souveraineté de la province contrôlée par une mission internationale conduite par l'Union européenne (UE).
Les derniers événements ont abouti au limogeage du chef de la police de l'ONU au Kosovo, Stephan Curtis, ainsi qu'à la démission du ministre de l'Intérieur kosovar, Fatmir Rexhepi.
M. Scheffer a condamné tous ceux qui considèrent la violence comme une option pour atteindre leurs objectifs en précisant que la Kfor «montrera qu'ils ont tort».
«La Kfor est prête à toute éventualité. Nous ne tolérerons pas ceux qui pensent que la violence est une option», a précisé M. Scheffer.
«Ceci est une partie de l'Europe très importante, et la dernière chose que nous désirons c'est la violence dans la région», a-t-il ajouté.
M. Scheffer s’est rendu, dans l'après-midi du 17 février, à Kosovska Mitrovica (nord du Kosovo), ville divisée entre sa partie nord où les Serbes (20 000 environ) sont majoritaires et le sud peuplé en quasi-totalité d'Albanais (80 000), où il a rencontré les leaders des trois municipalités serbes du nord de la province.
Les Serbes du Kosovo avaient annoncé fin janvier, après que M. Ahtisaari a présenté ses propositions à Belgrade et à Pristina, qu'ils déclareraient l'indépendance du nord de la province, sous leur contrôle, au cas où l'ONU accorderait l'indépendance aux Kosovars albanais.
«Il n'y aura pas de partage (du Kosovo). Ceci ne peut jamais être une option», a insisté M. Scheffer.
Le Kosovo, province serbe à majorité albanaise, est administré par l'ONU depuis 1999 et les bombardements de l'OTAN pour faire cesser les répressions du régime serbe contre les séparatistes albanais.
L'OTAN déploie quelque 17 000 hommes dans le cadre de la Kfor depuis la fin du conflit de 1998-99.
L'alliance a été fortement critiquée en 2004 pour avoir échoué à empêcher des violentes émeutes anti-serbes qui ont fait dix-neuf morts et quelque 900 blessés tandis que de nombreux monastères et maisons serbes étaient détruits.
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