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Triste politique québécoise |
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02-03-2007 |
Nous sommes si chanceux de vivre dans une démocratie, lorsque nous nous comparons à tous ces pays dictatoriaux. Mais quelle pitié de voir ces partis et leurs chefs se lancer dans la campagne électorale…
Jean Charest joue le rôle du bon gestionnaire mal-aimé. Combien d’affronts à la population durant son mandat? L’imposition de contrats de travail aux syndiqués du secteur public, le mont Orford, les coupures en éducation menant à la grève étudiante colossale de 2005, etc.
André Boisclair n’a aucune crédibilité, et plusieurs au sein même de son parti ne croient pas en lui. Si le Parti québécois (PQ) fait piètre figure le jour du scrutin, il en sera directement responsable. Avec lui à sa tête, le PQ est un bateau qui coule, une force politique sans force.
Mario Dumont ferait le meilleur premier ministre, selon un certain sondage auprès des Québécois. Je parie que 98 % des gens consultés ne connaissent même pas un seul point du programme de Mario Dumont. Alors c’est lui qui a la plus belle binette? Voyons… J’ose espérer que les gens qui vont voter pour lui savent le moindrement en quoi consiste l’ADQ.
Québec solidaire? Ça demeure marginal et gauchisant à l’os, du style «Bush le méchant, Hugo Chavez le bon gars et Fidel Castro le héros». Certaines idées intéressantes, mais qui n’ont aucune chance dans l’arène du realpolitiks.
Le Parti vert? Une percée en Ontario lors de récentes élections partielles indiquant une réelle préoccupation des citoyens pour les questions environnementales, mais comme vote de protestation, certains choisiront plutôt de rester à la maison le jour du scrutin.
Devant ce triste défilé, j’espère qu’on nous épargnera une autre élection fédérale cette année… Qu’on aime ou n’aime pas Harper et compagnie, serais-je le seul à désespérer devant une double ration de promesses douteuses et d’insultes pernicieuses?
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