Accueil Opinion Chair à canon sacrifiée |
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08-03-2007 |
Je suis content de voir la démission du secrétaire américain de l’Armée de terre, qu’elle ait été forcée ou volontaire. C’est une question qui semble ne pas nous toucher directement, mais en profondeur elle nous concerne.
Francis Harvey, le second à la Défense sous Robert Gates, a payé le prix du scandale révélant que les soldats américains blessés en Afghanistan ou en Irak étaient traités dans des conditions exécrables dans un hôpital… à Washington, D.C.
On glorifie les hommes et les femmes qui se sacrifient pour la patrie, mais lorsqu’ils deviennent hors service, ils ne sont plus que des laissés-pour-compte dépourvus de toute dignité. C’est non seulement jouer avec des vies humaines, mais aussi une forme de manipulation sans scrupule.
Et comment ça se passe de notre côté de la frontière? Un certain film nommé Opération retour raconte qu’à certains égards, notre gouvernement agit «à l’américaine».
J’espère que les conservateurs qui font des efforts pour reconstruire les forces canadiennes peuvent être intègres et pousser leur engagement jusqu’au bout, en gardant toujours en tête que les militaires, tout en nous paraissant parfois comme extraterrestres, sont humains, pas seulement de la chair à canon.
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