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La performance du Canada au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies (ONU) reçoit un bilan positif et négatif dans un rapport de UN Watch, publié récemment.
Le rapport souligne que même si le Canada a appuyé plusieurs cas de droits de l’homme à l’échelle internationale en 2006-2007, il est demeuré silencieux quand il s’agissait de condamner certains des régimes les plus répressifs dans le monde.
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Le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. (AFP) | |
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Utilisant un système de vote mis en place par le Conseil, le rapport évalue les actions du Canada en les comparant à celles des autres pays. Y sont incluses les résolutions visant à pointer du doigt et à critiquer certains des 192 pays membres de l’ONU.
Hillel Neuer, directeur de UN Watch, a déclaré à des journalistes à Ottawa que le Canada et d’autres démocraties ont cité les abus en Corée du Nord, en Birmanie et au Belarus. Le Canada a appuyé une tentative manquée de critiquer l’Ouzbékistan et a également parrainé une résolution contre l’Iran pour ses politiques de torture, de répression et d’arrestation arbitraire.
Mais le Canada ne s’est pas positionné contre les «violations des droits civils, politiques et religieux» de la Chine «qui font du tort à plus du sixième de la population mondiale», a commenté Hillel Neuer.
«Il n’a rien dit au sujet de l’Arabie saoudite qui refuse de permettre aux femmes de voter ou de conduire, ou qui sanctionne des manuels scolaires enseignant aux enfants de détester les chrétiens et les autres non musulmans.»
Le Canada a également été silencieux au sujet de l’État policier de Cuba et concernant la répression politique et de la presse au Zimbabwe. Le rapport de UN Watch souligne que le Canada a dénoncé seulement six des dix-neuf pires violateurs des droits de l’homme dans le monde.
En juin dernier, le Conseil des droits de l’homme a remplacé la Commission des droits de l’homme qui avait perdu toute crédibilité, plusieurs de ses 53 membres étant des violateurs des droits de l’homme notoires avec une propension à ne s’en prendre qu’à Israël.
Mais la même situation semble transparaître à nouveau, car près de la moitié des 47 pays membres du Conseil ont des dossiers assez douteux en matière de droits de l’homme.
«C’est très consternant», commente Neuer. «La fondation du Conseil a été saluée comme le début d’une nouvelle ère, mais en réalité de nombreux [pays] non démocratiques ont été élus.»
Mais il y a encore de l’espoir que le Conseil des droits de l’homme sera en mesure de répondre aux attentes élevées, estime Elizabeth Cassidy, directrice adjointe de l’organisation UN Watch.
«Il y aura une session finale pour le Conseil en juin et à ce moment-là il devra décider en quoi consiste le bilan universel. L’idée est que tous les pays membres du Conseil doivent être évalués pendant qu’ils en sont membres.»
Mme Cassidy souligne que même si le Canada n’a aucun rôle officiel de leadership au Conseil, son score élevé dans le rapport le positionnera naturellement dans un rôle de leadership.
Les 47 sièges du Conseil sont divisés en cinq groupes régionaux : Afrique, Asie, Europe de l’Est, Amérique latine et Caraïbes, et Europe de l’Ouest. Avec la nouvelle allocation des sièges, le Conseil a perdu beaucoup d’appuis démocratiques dont il avait besoin, et plusieurs sièges ont été ouverts à des pays ayant des dossiers peu reluisants relativement aux droits de l’homme.
Hillel Neuer affirme que ces «États abuseurs» luttent collectivement à Genève pour diluer les évaluations périodiques qui pourraient aider à équilibrer tout le processus.
Depuis l’inauguration du Conseil, dix résolutions ont été adoptées : huit d’entre elles condamnent sévèrement Israël et les deux autres sont de faibles résolutions sur le Soudan. En suivant la recommandation de l’ex-secrétaire général de l’ONU, Koffi Annan, le Canada et d’autres démocraties se sont ligués pour s’opposer à la session unilatérale contre Israël et à la résolution qui accordait le pardon au Hezbollah et au Hamas pour leurs actes.
Le rapport de UN Watch mentionne que même si Israël devrait être tenu pour responsable de ses actions, ce pays «n’est pas traité comme les autres pays membres de l’ONU». Lorsque l’on compare l’approche du Conseil par rapport au Soudan, c’est assez clair : en attendant que le Conseil décide d’aborder la crise du Darfour à la fin de novembre, six résolutions avaient déjà été votées contre Israël.
En conclusion, le rapport demande au Canada de tenir les pires violateurs de droits de l’homme pour responsables, tout en continuant de s’opposer aux «résolutions répétées à sens unique du Conseil» contre Israël et à encourager les autres démocraties à défendre les droits de l’homme.
UN Watch est une organisation non gouvernementale basée à Genève ayant pour mandat d’évaluer la performance de l’ONU selon sa propre charte.
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