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15-03-2007 |
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Sous la marée montante des nuages, trois clochers se toisent en attendant l’orage. L’écrivain Henri Bosco, qui vécut ici, évoquait « un lieu où souffle l’esprit ». Ce jour-là, c’est un petit miracle qui permet au soleil de forcer le coffre-fort de la nébuleuse et d’illuminer, telle une poursuite de scène qui ferait émerger la star de l’ombre, l’un des plus beaux thèatres de Provence. Blottie dans les montagnes du Lubéron, non loin de la Durance, voici Lourmarin en son écrin d’oliviers et de cyprès qui laisse admirer sa petite pincée de tuiles aux ocres patinés, chargés d’histoire, gorgés d’effluves. Sûre de son effet, et même un peu coquette, Lourmarin repose en paix, à l’image de son «étranger» le plus célèbre, Albert Camus, dans le cimetière voisin.
Texte de Guy Benetière
Photo de Stéphane Cabaret
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