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Le Qi Gong
La méthode traditionnelle chinoise du Qi Gong vient de très loin. Qi signifie souffle (souffle de vie) et Gong travail. La maîtrise du souffle vital « Qi Gong » est une tradition plurimillénaire qui fait partie de la médecine traditionnelle chinoise au même titre que l'acupuncture, les massages, la pharmacopée ou la diététique. Les exercices du Qi Gong sont considérés à juste titre comme une voie efficace qui permet d'accroître les capacités physiques, de préserver la santé, de restaurer l'équilibre et de guérir les autres.
Une autre pratique qui nous vient d’Inde, le yoga
C’est peut être l’une des pratiques les plus connues et pratiquées en Occident. Le yoga a été introduit en Europe vers la fin de la seconde guerre mondiale. À cette époque, les pratiquants étaient pris pour des hurluberlus ! Heureusement les choses ont changé. Avec le temps, les gens se sont habitués et toute maison de quartier propose maintenant des cours de yoga. Le terme de yoga vient du sanskrit et signifie « union » sous-entendue « du corps et de l'esprit ». Le yoga est une « science » vieille de plus de quatre mille ans qui s'inscrit très profondément dans la tradition indienne. À l'origine, il est considéré comme une discipline spirituelle. D'après la Bhagavad-Gîtâ, livre sacré indien, le but fondamental est de réaliser le Brahman – c’est à dire la réalité, base divine de toute existence – et d’échapper au cycle des renaissances à travers la réalisation de soi.
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Démonstration de Shaolin pendant le 21e festival d’art martial au Palais Omnisport de Paris-Bercy, le 25 mars 2006. (Stéphane de Sakutin - AFP) / Pratiquants de Falun Gong à Sydney en 2001. (http://photo.minghui.org) |
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La combinaison d'exercices spirituels, intellectuels et physiques se base sur toute une philosophie et très vite, les adeptes se rendent compte qu'il est aussi source de santé et de calme.
Ceci est vraiment une caractéristique commune de ces pratiques asiatiques, elles ne séparent pas le corps de l’esprit. Nous ne rentrerons pas dans toutes les formes de Yoga car elles sont nombreuses. En Occident, nous nous attachons surtout au bien être et à la remise en forme. Le hâta yoga, une méthode très répandue, englobe plusieurs domaines : les asanas (exercices physiques), le pranayama (régulation de la respiration), la relaxation, la concentration et la méditation. Le yoga a des vertus curatives, il aide à lutter contre le stress, l’asthme et prévient les accidents cardio-vasculaires.
L’état de méditation profonde que l’on peut atteindre met le corps au ralenti : les battements du cœur sont plus lents, la circulation sanguine aussi. Mais, tout au moins dans nos pays, le yoga a perdu toute dimension religieuse. En Inde par contre, il s’adressait à des ascètes qui témoignaient de capacités plutôt extraordinaires. Cet adolescent de 16 ans resté en méditation au creux d’un arbre dans une vallée perdue du sud du Népal, à cinq heures de Katmandou, sans manger ni boire avait probablement de telles capacités, respirant peu et très doucement.
Les arts martiaux sont d’autres pratiques asiatiques d’une grande variété. Nous avons choisi de vous parler du Wushu. C’est un art martial traditionnel chinois qui suscite aussi un intérêt sans cesse grandissant bien au delà de la Chine. Il est aujourd'hui pratiqué par des millions d'adeptes de races, de cultures et d'âges différents qui lui reconnaissent des vertus bienfaitrices pour la santé. Art et tradition populaire tout à la fois, le Wushu fait partie de l'héritage culturel du peuple chinois. Il a été enrichi d'apports nouveaux au cours de sa transmission de génération en génération. Ses mouvements plaisent et ont des effets salutaires pour l'équilibre psycho-physique.
Le Wushu est inclus dans le programme d'éducation physique des écoles primaires et secondaires chinoises.
La plupart des styles de Wushu font appel dans leur méthode d'entraînement à autant de force que de souplesse. La souplesse en apparence et la fermeté de l'esprit : on dit d’un pratiquant de Wushu qu’il doit être aussi doux qu'un rouleau de coton et aussi dur qu'une barre de fer. C'est de la coordination de la fermeté et de la souplesse que naît la stabilité de l'esprit. Mais ce qu’il est intéressant de remarquer, ce sont les caractéristiques du Wushu dans les temps anciens : il donnait la priorité absolue aux valeurs morales. Le Wushu est un art martial qui peut s’avérer extrêmement puissant. Aussi les maîtres du Wushu choisissaient-ils leurs disciples suivant leurs valeurs morales. Ils devaient être, dans la vie comme au combat, loyaux, courtois et devaient savoir se contrôler. On dit que sous la dynastie Ming, l’école du Wushu ne transmettait pas ses techniques aux conspirateurs, aux rustres, aux ivrognes, aux vantards, aux paresseux, ni à ceux qui voulaient faire fortune.
L’école de Shaolin Wushu comprend 10 préceptes dans son enseignement : respecter ses maîtres, ne pas chercher la bagarre, être bienveillant, ne pas profiter des faibles, faire les exercices régulièrement, ne pas faire démonstration de ses talents et pour terminer, pas de vin, de viande ni de plaisirs sexuels. Une vie d’ascète, comme les Yogis. Il circule toutes sortes d’histoires fabuleuses au sujet des pratiquants de Wushu et des moines de Shaolin du passé. Ils pouvaient probablement atteindre des niveaux élevés à condition que leur moralité soit à la hauteur. Les maîtres fondateurs du Wushu seraient ahuris s’ils voyaient les moines de Shaolin donner des spectacles dans le monde entier !
Dans ces grandes traditions asiatiques, le corps et l’esprit ne font qu’un, ce qui n’est pas le cas dans notre culture occidentale. L’énergie qui émane de maîtres de Qi Gong, de Yogis, etc. a déjà été mesurée avec les ondes électromagnétiques, les rayons ultra-violets… Elle est bien plus abondante que celle du commun des mortels.
Le Falun Gong est une forme de Qi Gong
Une jeune femme, Sibille, qui pratique le Falun Gong depuis un an et demi décrit la méthode disant que « ces exercices, c’est comme une méditation je suis devenue plus calme qu’avant ». Elle déclare que ces exercices permettent d’améliorer sa santé et dit également « qu’en pratiquant le Falun Gong, elle essaie de vivre avec tolérance, vérité et bienveillance et s’efforce, au quotidien, d’être une bonne personne dans chaque situation ».
Selon un rapport du New Scientist du 15 novembre 2005, la méditation procure bien plus que calme et bien-être. Grâce à la pratique, la structure du cerveau se modifie. Un groupe de chercheurs de l'université du Kentucky, par l’utilisation d’appareils, ont quantifié les effets du sommeil sur l'acuité mentale, demandant à des volontaires de regarder fixement un écran et de presser un bouton dès qu'une image apparaît. La norme veut que l’on réponde très rapidement. Les gens privés de sommeil ont besoin de plus de temps, oubliant jusqu’à appuyer sur le bouton. Les dix volontaires ont tous été testés plusieurs fois, avant 40 minutes de sommeil, de méditation, de lecture ou après une courte conversation.
La sieste était déjà bien connue pour améliorer la performance.
Mais ce qui a le plus surpris les chercheurs, c’est que la méditation a été la seule pratique qui a immédiatement permis chez tous les volontaires une performance supérieure, aucun d’entre eux n’ayant pratiqué de méditation dans le passé. Les résultats ont été encore plus frappants après une nuit sans sommeil. Des chercheurs de l'hôpital général du Massachusetts de Boston, aux Etats-Unis, ont utilisé l'IRM pour étudier 15 personnes qui méditent et 15 personnes qui ne méditent pas. Ils ont découvert que la méditation augmente l'épaisseur de certaines zones du cortex impliquées dans l'attention et le traitement sensoriel. L'étude montre également que les musiciens accomplis, les athlètes et les linguistes ont tous un épaississement de cette même partie du cortex.
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