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François Bayrou a répondu à quelques questions de nos reporters de La Grande Époque. Elles portaient, notamment, sur les droits de l’homme en Chine et les Jeux Olympiques de Pékin en 2008. |
François Bayrou interviewé à Rennes. (LGE) |
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Troisième homme dans la course à l’Elysée, François Bayrou se présente comme le candidat du changement. Son programme propose de sortir des verrouillages du pouvoir, fragmentés par les partis politiques de droite et de gauche depuis 25 ans. Il envisage de gouverner en réunissant les compétences et les bonnes volontés de chaque parti pour sortir le pays de la difficulté dans laquelle il se trouve. Face aux grandes puissances qui se déchaînent, il veut être le candidat qui apaise les passions. Il attire l’attention sur l’exaltation de l’identité nationale qui s’est toujours révélée dangereuse dans l’histoire à court ou à moyen terme.
A la question que La Grande Époque pose au sujet du boycott des Jeux Olympiques de Pékin en 2008, François Bayrou répond qu’il «n’a jamais cessé de défendre la position que les droits de l’homme doivent être inséparables de la politique étrangère de la France». «C’est en disant calmement et sereinement les choses fortes qu’on a une chance de faire respecter les principes dont nous sommes porteurs», a-t-il dit.
Poursuivant sur la politique étrangère et les droits de l’Homme, François Bayrou a souligné qu’«il y a beaucoup de citoyens européens et français qui pensent que la question des droits de l’Homme doit être une question centrale dans les relations internationales». Pour lui, les décisions des rapports de forces, notamment commerciaux, ne doivent pas être prises en évinçant les questions des droits de l’Homme.
Revenant sur le cas de la Chine, François Bayrou a éclairé l’intransigeance de sa position, en faisant allusion au Darfour. Pour lui : «Il est très important de rappeler, y compris à la très grande puissance qu’est l’État chinois, que ce qui se passe au Darfour est un drame à la dimension de toute l’humanité. Il est très important de rappeler que la protection qui a été accordée au gouvernement de Khartoum par la Chine et à ceux qui se rendent coupables de ce génocide au Darfour, cette protection est extrêmement troublante et inacceptable pour tous les démocrates du monde. Il est donc normal et légitime de le dire, parce qu’en France c’est un pays de liberté. On doit défendre les gens qui sont en train de mourir tous les jours par centaines de milliers dans des conditions de misère comme il n’en existe pas sur la terre. Eh bien, il y a des responsables politiques démocratiques qui disent que ceci est inacceptable. Si les communautés internationales ne peuvent pas intervenir au Soudan, c’est parce que la Chine met son veto et s’est instituée en protecteur du gouvernement soudanais pour des raisons qui ont tout à voir avec les matières premières et les ressources pétrolières que recèle le sous-sol du pays. Il faut que le gouvernement chinois comprenne qu’on a là un sujet de tragédie, qui est un sujet de préoccupation très grave pour tous les Français».
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