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L’Inde : pays à la diversité unique d’1,02 milliard d’habitants, 22 langues reconnues, 844 dialectes, 7 religions, 28 États et la plus grande démocratie du monde. Avec une croissance économique de 8 % au trimestre dernier, l’importance de l’Inde dans l’économie mondiale devrait s’accroître dans les années à venir. Un partenariat stratégique lie l’Inde avec l’Union Européenne (UE), son plus grand partenaire commercial. Dans ce cadre, 9 parlementaires européens de différents partis se sont rendus sur place mi-avril. « Les relations UE/Inde sont sur la bonne voie, mais… l’Inde a beaucoup de nouveaux interlocuteurs, de partenaires stratégiques, il est donc important pour nous d’être présents », a déclaré à la veille de son départ pour Delhi, Neena Gill, parlementaire travailliste britannique d’origine indienne à la tête de la délégation. Cette visite fait partie d’un « plan d’action » convenu lors du dernier Sommet UE/Inde et visant à renforcer le dialogue politique, la sensibilisation aux cultures et la coopération économique. La délégation du PE a rencontré Anand Sharma, ministre des Affaires étrangères. Photo : www.europarl.eu |
Le Pendjab (24 millions d’habitants) est « le grenier à céréales » de l’Inde. Comme dans l’UE, la réforme et la diversification agricole pour accroître les revenus et garantir la durabilité occupent, là-bas, une place importante. Lors de ses entretiens avec les députés européens, le Général S.F. Rodrigues, Gouverneur du Pendjab, a mis l’accent sur le renforcement des liens commerciaux avec l’Europe et l’accès aux technologies permettant d’accroître les rendements agricoles.Les membres de la délégation ont aussi passé en revue les projets financés par l’UE. « Nous avons constaté les résultats obtenus par des groupes de femmes qui, dans les villages, ont pu irriguer et créer de nouvelles plantations grâce aux financements de l’UE », a précisé le député démocrate libéral français Jean-Marie Beaupuy. S’exprimant sur les tentatives de l’Inde pour diversifier son agriculture, le député de l’Union de l’Ulster, James Nicholson (Groupe PPE) a fait remarquer que « les gens sont confrontés à des problèmes énormes » et que la visite avait révélé « l’importance de constater par soi-même ces problèmes ».
À Delhi, les députés ont rencontré des ONG spécialisées dans la problématique hommes - femmes. Le foeticide des filles est l’un des problèmes les plus importants, l’enfant de sexe masculin étant considéré comme économiquement plus « utile ». Cette pratique est favorisée par le nombre disproportionné de machines à ultrasons permettant d’identifier le sexe du foetus à un stade précoce, qui sont importées à bas prix d’Europe et de Chine. L’éthique des sociétés qui les bradent en Inde a été contestée. À Chandigarh, capitale du Pendjab, les parlementaires européens ont rencontré des écolières qui les ont interrogé sur des questions qu’ils auraient préféré avoir laissé en Europe : l’avenir de la Constitution européenne et le débat sur le budget européen. Elles ont également montré beaucoup d’intérêt pour possibilités d’étudier en Europe et pour le programme de formation Erasmus Mundus de l’UE en particulier. Pour entretenir et construire le processus de dialogue, la délégation a invité les députés indiens à se rendre au Parlement européen. Dans les mois qui viennent, le Parlement examinera un rapport sur les relations commerciales entre l’UE et l’Inde.
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