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La création de l’APA en 2002 et l’institution de la contribution de solidarité pour l’autonomie (CSA) – ou allocation Pentecôte – a « amélioré la situation en mettant la France au niveau de l’Allemagne et du Royaume-Uni » souligne l’auteure du rapport, Hélène Gisserot. Elle a fait des propositions pour améliorer le bilan de la prise en charge de la dépendance car il est encore loin d’être satisfaisant.
D’ici à 2019, le nombre de personnes âgées dépendantes devrait croître de 20 %, soit une moyenne de 1% par an, indique le rapport.
L’APA (attribuée sur la base d’un barème quantifiant le degré de dépendance ou d’autonomie) bénéficie aujourd’hui à 971 000 personnes, pour un montant mensuel moyen d’environ 600 euros pour celles qui vivent chez elles, et de 400 euros pour les quelque 600 000 résidents en maison de retraite.
Mais le « reste à charge pour les familles, une fois versée l’APA, représente en moyenne la moitié du coût total de la dépendance, soit de 1 000 à 1 500 euros par mois, alors que le revenu moyen des plus de 80 ans se situe à 1 200 euros », a souligné le ministre délégué aux Personnes âgées, Philippe Bas.
Tout en notant que la croissance économique et des économies sur l’assurance maladie devraient permettre « d’absorber l’évolution démographique », le rapport Gisserot, soucieux notamment d’amélioration qualitative des services vis-à-vis du grand âge, propose trois scénarios, l’un écartant toute hausse des prélèvements obligatoires en faveur de la dépendance, contrairement aux deux autres.
Le premier scénario consiste à recentrer l’APA sur les moins aisés et les plus dépendants, en renvoyant les autres vers les assurances privées.
Le second implique une hausse des prélèvements obligatoires en augmentant les dépenses publiques de 3 à 5 % par an par redéploiement (assurance maladie) et en harmonisant la CSG (en mettant les retraités à contribution), sans pour autant écarter un recours au privé.
Le troisième serait « d’accentuer la socialisation du risque dépendance en réduisant les restes à charge laissés par l’APA », ce qui supposerait une augmentation des dépenses publiques de plus de 5 % par an.
Le choix entre ces scénarios entraîne un choix politique de société, alors que la dépendance et la vieillesse ont jusqu’à présent été peu abordés par les candidats à la présidentielle, même si le thème commence à émerger.
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