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La délinquance générale en France a diminué de 13,52 % au cours du premier trimestre de 2007 par rapport au premier trimestre 2002. En même temps, les violences contre les personnes ont augmenté dans le même temps de 11,05 %, selon le ministère de l’Intérieur.
Dans un communiqué publié le 11 avril dernier, à moins de deux semaines du premier tour de l’élection présidentielle, le ministère de l’Intérieur se félicite de ce que la délinquance générale «a reculé massivement et durablement en cinq ans», passant de 1.027.841 faits constatés durant le 1er trimestre 2002 (BIEN 2002) à 888 879 au cours du même trimestre de 2007.
Si cela «correspond à 139.000 victimes en moins sur un seul trimestre», souligne l’Intérieur, en revanche, le nombre de victimes de violences a crû, lui, de 11,05 % en comparaison avec les deux périodes identiques de 2002 à 2007, reconnaît-on de même source.
Ainsi sont-elles passées de 98 161 à 109 011, soit 10 850 victimes de violences physiques en plus.
Cette augmentation du nombre de violences physiques est constante année après année depuis 2003, même si elle se fait sur «un rythme beaucoup moins rapide» que celui enregistré «de 1998 à 2002», relève le ministère de l’Intérieur.
Si les homicides (- 32 %), les violences sexuelles (- 15 %) et les violences crapuleuses (- 20 %) diminuent, en revanche, celles dites «gratuites», sans recherche de profit, qui représentent 6 % de la délinquance générale ont augmenté.
Celles exercées contre les agents publics (policiers, gendarmes, chauffeurs de bus, enseignants, agents des services publics) ont, pour leur part, augmenté de 35 %.
Alors qu’il laisse traditionnellement à l’Observatoire national de la délinquance (OND) le soin de publier les bilans d’étapes mensuels ou trimestriels dans l’année, c’est le ministère de l’Intérieur qui s’est réservé cette communication à onze jours du premier tour de la présidentielle.
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