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Écrit par La Grande Époque Argentine
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07-05-2007 |
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Les proverbes les plus connus, qu’il s’agisse de maximes ou de dictons, sont souvent anonymes. Ils viennent de la réflexion d'anciens sages et de leur expérience de vie. C’est le résultat des observations et du vécu de la collectivité tout au long des siècles. Ils font partie du patrimoine culturel d'un peuple, au temps où la tradition orale transmettait la sagesse populaire de générations en générations. Parmi ces proverbes qui reflètent la sagesse de la Chine ancienne, il y en a un qui énonce : « Un vêtement divin n'a pas de couture ».
Sous la dynastie Tang, il y avait un grand couturier de la cour nommé Guo Han. Il avait perdu ses parents quand il était jeune et par conséquent, il vivait seul. Guo ne refusait pas de s'occuper des repas des fonctionnaires de haut rang. Il était connu pour son intégrité et sa droiture. Il avait aussi la réputation d’être extrêmement élégant et éloquent. Par une chaude nuit d'été, alors qu'il se reposait dans l’arrière-cour et qu’il admirait le clair de lune, une brise fraîche envoya un doux parfum. |
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Tandis que le parfum devenait chaque fois plus fort, Guo Han, rempli de curiosité, se mit à observer autour de lui. Il vit alors trois personnes descendre lentement du ciel pour arriver en un instant jusqu’à lui. Guo découvrit une élégante jeune femme accompagnée de deux jeunes filles vierges. La femme était extrêmement belle et rayonnante. Elle portait un fin vêtement de soie noire, un manteau de soie blanche, une paire de chaussures délicatement brodées. Une pince relevait ses cheveux tel un phénix.
Les deux vierges qui l'accompagnaient étaient aussi extraordinairement belles. Guo Han, dans une attitude pleine d’humilité, se leva de sa chaise, regarda ses vêtements, mit un genou à terre et dit : « Je ne m’attendais pas à l'arrivée de si honorables immortelles ». Il attendit attentivement que la jeune femme s’exprime. Elle se mit à sourire et dit : « Je suis la divinité du tissu des Cieux ». Guo Han remarqua que le vêtement de la divinité était totalement sans couture ; il demanda comment cela était possible. La déesse tisseuse lui répondit : « les vêtements dans le Ciel ne sont pas faits avec des aiguilles et des fils ; ils sont, donc, entièrement sans couture ».
De cette histoire vient l'expression « un vêtement divin n'a pas de couture ». On l’emploie maintenant pour décrire un travail effectué à la perfection jusque dans ses finitions. |
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