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BERLIN – Le rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur
l'évolution du climat (GIEC), publié le vendredi 4 mai, signale que
«nous pouvons limiter et réduire nos émissions de CO2 sans détruire
notre économie mondiale», a déclaré le président du Secrétariat de la
Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques
(CCNUCC) Yvo de Boer, vendredi, à Berlin.
Le rapport «lance un signal très encourageant: nous avons à notre
disposition les technologies» pour «empêcher les scénarios
catastrophiques de se réaliser», s'est félicité le président de la
Convention cadre des Nations unies pour le changement climatique, basée
à Bonn, à l'origine du protocole de Kyoto sur la réduction des gaz à
effet de serre. |
Yvo de Boer, président du Secrétariat de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) lors d’une conférence de presse à Tokyo le 24 janvier 2007. (Yoshikazu Tsuno/AFP/Getty Images) |
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Parmi les opportunités technologiques, M. de Boer a cité, lors d'une
conférence de presse, «la capture et le stockage de carbone»,
particulièrement importants en Inde et en Chine.
M. De Boer a reconnu que «le nucléaire tient une place» dans tous les scénarios de réponses technologiques au réchauffement climatique proposés par le GIEC. «Mais cela pourrait changer», a-t-il relevé.
La coopération en matière technologique est indispensable pour les pays dont la priorité est l'éradication de la pauvreté, a-t-il souligné.
«La première étape est économiquement réalisable – et même positive – et les prochaines ne seront pas d'un coût élevé», a relevé le chef de l'Organisation des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), Achim Steiner, également présent.
«Si nous ne parvenons pas à un accord, nous pourrions avoir une augmentation drastique des gaz à effet de serre dans les 23 prochaines années, et ce prix-là, nous ne pouvons pas nous le permettre», a-t-il mis en garde.
«Le sommet du G8 à Heiligendamm (nord de l'Allemagne, du 6 au 8 juin) sera une étape d'une grande importance: les nations industrialisées devront montrer si elles prennent leurs responsabilités aussi dans un contexte réel», a estimé M. Steiner, rappelant que la majorité des émissions de gaz carbonique provient d'une douzaine de pays.
Achim Steiner s'est montré très confiant sur la capacité des États-Unis, qui n'ont pas ratifié le protocole de Kyoto, à rejoindre le combat contre le réchauffement climatique. Les chances «augmentent chaque jour», avec l'intérêt croissant du peuple américain et de l'économie pour cette cause, a-t-il estimé. Il a cité New York en exemple, qui s'est fixé un objectif de réduction de CO2, comme plus de 300 villes aux États-Unis, selon lui.
«Dans les prochaines années, les États-Unis joueront un rôle très actif» dans ce domaine, selon M. Steiner.
M. de Boer a confié qu'il ne «pensait pas que des pays comme la Chine, le Brésil et l'Inde soient prêts à accepter des objectifs concrets de réductions de CO2», mais qu'ils sont, en revanche, disposés à se fixer des objectifs d'efficience énergétique.
Vendredi, les quelque 400 délégués du GIEC réunis depuis le 30 avril dernier à Bangkok, ont approuvé un rapport identifiant des mesures pour limiter la hausse des températures autour de +2 °C (par rapport à 1980-1999) à un coût relativement bas: elles se traduiraient par une baisse de 0,12 % du taux de croissance annuelle du PIB à partir de 2030.
Le GIEC estime que les émissions mondiales de gaz à effet de serre devraient commencer à décroître à partir de 2015 si on veut contenir la hausse de la température mondiale moyenne entre + 2 °C et + 2,4 °C.
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