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Accueil arrow L'actualité arrow Ecologie / Environnement arrow Nous pouvons réduire le CO2 sans détruire notre économie
Nous pouvons réduire le CO2 sans détruire notre économie Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Agence France-Presse   
08-05-2007

 

BERLIN – Le rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), publié le vendredi 4 mai, signale que «nous pouvons limiter et réduire nos émissions de CO2 sans détruire notre économie mondiale», a déclaré le président du Secrétariat de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) Yvo de Boer, vendredi, à Berlin.

Le rapport «lance un signal très encourageant: nous avons à notre disposition les technologies» pour «empêcher les scénarios catastrophiques de se réaliser», s'est félicité le président de la Convention cadre des Nations unies pour le changement climatique, basée à Bonn, à l'origine du protocole de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre.

Yvo de Boer
Yvo de Boer, président du Secrétariat de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) lors d’une conférence de presse à Tokyo le 24 janvier 2007. (Yoshikazu Tsuno/AFP/Getty Images)


Parmi les opportunités technologiques, M. de Boer a cité, lors d'une conférence de presse, «la capture et le stockage de carbone», particulièrement importants en Inde et en Chine.

M. De Boer a reconnu que «le nucléaire tient une place» dans tous les scénarios de réponses technologiques au réchauffement climatique proposés par le GIEC. «Mais cela pourrait changer», a-t-il relevé.
La coopération en matière technologique est indispensable pour les pays dont la priorité est l'éradication de la pauvreté, a-t-il souligné.

«La première étape est économiquement réalisable – et même positive – et les prochaines ne seront pas d'un coût élevé», a relevé le chef de l'Organisation des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), Achim Steiner, également présent.

«Si nous ne parvenons pas à un accord, nous pourrions avoir une augmentation drastique des gaz à effet de serre dans les 23 prochaines années, et ce prix-là, nous ne pouvons pas nous le permettre», a-t-il mis en garde.

«Le sommet du G8 à Heiligendamm (nord de l'Allemagne, du 6 au 8 juin) sera une étape d'une grande importance: les nations industrialisées devront montrer si elles prennent leurs responsabilités aussi dans un contexte réel», a estimé M. Steiner, rappelant que la majorité des émissions de gaz carbonique provient d'une douzaine de pays.

Achim Steiner s'est montré très confiant sur la capacité des États-Unis, qui n'ont pas ratifié le protocole de Kyoto, à rejoindre le combat contre le réchauffement climatique. Les chances «augmentent chaque jour», avec l'intérêt croissant du peuple américain et de l'économie pour cette cause, a-t-il estimé. Il a cité New York en exemple, qui s'est fixé un objectif de réduction de CO2, comme plus de 300 villes aux États-Unis, selon lui.

«Dans les prochaines années, les États-Unis joueront un rôle très actif» dans ce domaine, selon M. Steiner.

M. de Boer a confié qu'il ne «pensait pas que des pays comme la Chine, le Brésil et l'Inde soient prêts à accepter des objectifs concrets de réductions de CO2», mais qu'ils sont, en revanche, disposés à se fixer des objectifs d'efficience énergétique.

Vendredi, les quelque 400 délégués du GIEC réunis depuis le 30 avril dernier à Bangkok, ont approuvé un rapport identifiant des mesures pour limiter la hausse des températures autour de +2 °C (par rapport à 1980-1999) à un coût relativement bas: elles se traduiraient par une baisse de 0,12 % du taux de croissance annuelle du PIB à partir de 2030.

Le GIEC estime que les émissions mondiales de gaz à effet de serre devraient commencer à décroître à partir de 2015 si on veut contenir la hausse de la température mondiale moyenne entre + 2 °C et + 2,4 °C.
 

 




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