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VANCOUVER - Les jeux olympiques d'hiver de Vancouver en 2010 auront un budget extrêmement serré, mais cela ne devrait pas affecter la sécurité de l'événement sportif mondial, estiment les experts. «Il s'agit de sport et il s'agit de faire en sorte que les gens viennent à Vancouver et prennent du bon temps», a insisté John Ward, porte-parole de la Gendarmerie royale canadienne, responsable de la sécurité, assurant que la relative modestie du budget n'handicaperait en rien le souci de garantir la sécurité des Jeux et des personnes. Vancouver a prévu de débourser 520 millions de dollars pour la construction de complexes sportifs, «un des [budgets les] plus bas de l'histoire des Jeux modernes», a souligné le Comité international olympique (CIO) dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion de cinq jours dans la future ville-hôte. Turin, organisatrice des Jeux d'hiver en février dernier, avait consacré 1,25 milliard de dollars de son budget à la construction de ses sites. Le CIO a noté que la principale ville de la Colombie-Britannique allait utiliser autant que possible des installations existantes au lieu de se doter d'un nouveau complexe olympique, et ce, dans un souci de durabilité. Concernant la sécurité, le budget alloué par Vancouver ne devrait pas dépasser les 155 millions de dollars. Mais pour John Ward, «il n'y a pas de menaces identifiées pour le moment». Selon lui, la police «examinera la situation globale pour voir à quoi le monde ressemblera en 2010». «Inutile» Les files d'attente interminables pour accéder aux sites de compétition à Turin avaient suscité la polémique. Le directeur exécutif du comité organisateur, Cesare Vasiago, a cependant expliqué, lors de cette réunion réunissant également les représentants de Beijing-2008 et de Londres-2012, que le contrôle et le filtrage des spectateurs, comme dans les aéroports, s'était avéré «tout à fait inutile». L'Américaine Elsa Lee, une consultante en matière de lutte antiterroriste ayant à son actif vingt ans d'expérience dans l'armée des États-Unis, va aussi dans le même sens en estimant qu'en matière de sécurité aux JO, «l'argent est souvent dépensé à mauvais escient». Selon Mme Lee, une campagne d'information pour apprendre au public à être en alerte serait beaucoup plus efficace «de telle façon qu'il saurait repérer des attitudes suspectes». Le CIO a réaffirmé que pour lui, la sécurité était «une priorité absolue», mais il s'est refusé à tout commentaire sur certains JO, s'en remettant aux autorités locales pour ces questions. Il a néanmoins insisté sur la nécessité absolue de tout tester avant le début des Jeux. «Il est important que tous les membres du réseau olympique connaissent parfaitement leur rôle. Il est donc de la plus haute importance pour le COJO (comité d'organisation des JO) de tester et de simuler autant que possible ses opérations avant les Jeux, afin de fournir des services fiables et irréprochables», a conclu le document du CIO.
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