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18-05-2007 |
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Prendre la route comme on déroule un fil sans savoir où l'on va, sans en connaître l'issue. Partir pour partir, pour seule arme son coeur et sa foi, loin de ceux qui nous ressemblent mais plus proche de la vérité, dans l'errance de soi. Défricher l'âme et son vernis pour se mettre à nu, sans artifice. "Si je me déplace sans raison, c'est pour perdre pied ", disait Cendrars. On prend la route pour redécouvrir l'instinct de celui qui nous habite ; un nomade ! Alors le voyage n'a plus d'autre raison que lui-même, on ne va pas quelque part puisqu'on se rend partout, l'aventure humaine devient à elle-même sa propre fin. Il y a un luxe dans ce vagabondage inutile, un luxe de l'aller et retour auquel nul ne peut renoncer s'il veut goûter aux sels de la vie. |
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Texte et photo de Stéphane Cabaret
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