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Écrit par Stéphane Cabaret
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01-06-2007 |
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L'île d'Española, aux Galapagos, semble soumise aux caprices des courants et d'un océan Pacifique dominateur. La mer concentre là toute sa furie pour s'acharner sur l'accore volcanique où l'eau a conservé toute sa clarté, grâce aux énormes profondeurs. On sent, dans ces fonds obscurs, sous cette mêlée de la surface, la lutte des forces prodigieuses. Cependant, ce déploiement d'énergies n'exprime pas la colère ; s'il prend une grandeur terrible, implacable, il préserve ce lieu sauvage dans sa beauté originelle, pure et lumineuse. La déchirure de l'instant s'efface alors de la toile, comme par magie. Ici, on cesse d'avoir peur, on est fasciné, happé par le vertige d'une nature indomptée.
Texte et photo de Stéphane Cabaret
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