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«Nicolas Sarkozy nous a dit qu'il était déterminé à pratiquer l'ouverture», et que cette ouverture était «indispensable quand on veut être le garant du rassemblement de la Nation», ont rapporté plusieurs élus UMP.
Selon ces sources, le président élu n'a toutefois rien dit sur la composition du futur gouvernement qu'il est en train de préparer activement.
M. Sarkozy a réuni dimanche soir les principales personnalités de l'UMP dans ses bureux provisoires rue Saint-Dominique à Paris, à la veille du Conseil national de ce parti, au cours duquel il en abandonnera la présidence.
Selon des sources concordantes, deux élus UDF, parmi les 22 (sur 29) ayant rallié la candidature de M. Sarkozy avant le deuxième tour, pourraient se voir attribuer un protefeuille ministériel chacun.
Hervé Morin, chef de file des députés centristes, pourrait devenir ministre de la Justice, Maurice Leroy, député d'Eure-et-Loir, celui de l'Agriculture.
A gauche, deux personnalités ont été approchées: Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères de Lionel Jospin, et Bernard Kouchner, à la Santé dans le même gouvernement.
Tous deux se sont vus proposer le ministère des Affaires étrangères. M. Védrine réserve sa réponse, selon Claude Guéant, probable futur secrétaire général de l'Elysée. Ce dernier a précisé à l'AFP que le ministère de la Justice lui avait également été proposé.
Quant au cofondateur de Médecins sans frontières, ancien Haut représentant de l'ONU pour le Kosovo, il serait «prêt à aller au Quai d'Orsay», selon des sources concordantes.
M. Kouchner avait fait partie de «l'équipe du pacte présidentiel» mise en place pendant la campagne par Ségolène Royal, rivale malheureuse de Nicolas Sarkozy à la présidentielle, et jamais réunie par elle.
Anne Lauvergeon, PDG du groupe nucléaire français Areva et ancienne «sherpa» de François Mitterrand, a également été approchée pour faire partie du gouvernement. Selon M. Guéant, elle aussi réserve sa réponse.
De son côté, Claude Allègre, aperçu plusieurs fois ces derniers jours rendant visite à Nicolas Sarkozy, a déclaré être «prêt à aider» le nouveau président de la République.
Il accepterait «une mission limitée dans le temps pour aider l'université française à s'adapter au XXIe siècle et pour faire en sorte que la recherche redevienne une des priorités nationales».
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