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Projet de résolution à l'ONU pour approuver le plan d'indépendance |
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Écrit par Hervé Couturier, Agence France-Presse
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17-05-2007 |
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KOSOVO
NEW YORK (Nations Unies) – Les Occidentaux ont déposé, le 11 mai 2007, au Conseil de sécurité un projet de résolution approuvant le plan de l'ONU visant l'octroi d'une indépendance surveillée à la province serbe du Kosovo, malgré l'hostilité affichée par la Russie à cette idée.
Le texte, dont l'AFP a obtenu copie, «approuve» les recommandations du médiateur de l'ONU, Martti Ahtisaari, pour le statut futur du Kosovo, équivalant à une indépendance qui s'exercera dans un premier temps sous supervision internationale, civile et militaire.
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Des agents de sécurité de l’ONU montent la garde durant une visite des ambassadeurs des Nations Unies, le 28 avril 2007, dans le village de Orahovac (Serbie), divisé par un conflit ethnique. (Akeksa Stankovic/AFP/Getty Images) | | |
Il réaffirme «l'engagement du Conseil en faveur d'un Kosovo multiethnique et démocratique, ce qui devra renforcer la stabilité régionale».
Le projet approuve également l'idée de nommer un représentant civil international, également représentant de l'UE, pour contrôler l'application du statut.
La présence militaire internationale sera conduite par l'OTAN, à l'issue d'une période de transition de 120 jours après l'adoption de la résolution.
Le texte souligne «les circonstances spécifiques qui font du Kosovo un cas particulier, notamment le contexte historique du démembrement violent et non consensuel de l'ex-Yougoslavie».
Il rappelle «les violences et répressions massives commises au Kosovo jusqu'en 1999» et le fait que la province est depuis lors «sous administration internationale».
Ces précisions visent à apaiser les craintes de certains pays de voir créer un précédent en ouvrant la voie de l'indépendance à la province indépendantiste d'un État souverain, selon les diplomates.
Le Conseil de sécurité doit décider du statut du Kosovo, province serbe peuplée à plus de 90 % d'Albanais qui réclament une séparation d'avec la Serbie.
Le Kosovo est administré par l'ONU depuis la fin du conflit de 1998-1999 après des bombardements de l'OTAN pour faire cesser la répression sur fond de nettoyage ethnique des forces serbes contre les séparatistes albanais.
La Serbie et son alliée traditionnelle, la Russie, sont opposées au plan Ahtisaari.
Le projet de résolution «reconnaît des progrès» dans la mise en oeuvre au Kosovo des critères démocratiques exigés par la résolution 1244 (1999) qui régissait le statut provisoire de la province et appelle à la poursuite de cet effort.
Il affirme «la nécessité urgente de nouveaux progrès en matière de retour des personnes déplacées et des réfugiés» et souligne la «détermination» du Conseil à «ne pas tolérer de violence, provocation ou intimidation».
La Russie a affirmé sa préférence pour une poursuite des négociations directes sur le statut entre Serbes et Kosovars albanais et insisté pour une mise en oeuvre complète de la résolution 1244.
Elle a, par le passé, menacé d'opposer son veto au plan Ahtisaari, mais n'a pas réitéré cette menace récemment.
Selon plusieurs diplomates, une majorité de membres du Conseil est favorable au plan de l'ONU. «Je crois qu'il y a assez de voix pour soutenir le plan Ahtisaari, à condition qu'il n'y ait pas de veto russe», avait dit, le 10 avril dernier, l'ambassadeur des États-Unis, Zalmay Khalilzad.
«Avec ce projet de résolution, la discussion sur le statut futur du Kosovo entre dans sa phase finale», a déclaré l'ambassadeur de France, Jean-Marc de La Sablière, après la diffusion du texte.
«Le Conseil doit prendre ses responsabilités pour assurer le plein succès du processus qu'il a initié. Nous espérons aboutir dans les toutes prochaines semaines», a-t-il ajouté.
«Nous ne pensons pas que ce texte soit une bonne base pour une solution au problème du statut», a déclaré à l'AFP Maria Zakharova, porte-parole de la mission russe à l'ONU. «Nous sommes pour une poursuite des négociations pour trouver une alternative [à l'indépendance]», a-t-elle ajouté.
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