|
WASHINGTON – Une équipe internationale de quinze chercheurs a mis en évidence le processus de différenciation cellulaire chez des embryons fossilisés d'organismes découverts en Chine, vieux de plus de 550 millions d'années, selon une étude publiée le 12 octobre 2006 aux États-Unis. Ces scientifiques, examinant ces embryons fossiles minuscules à l'aide d'une technique d'imagerie par rayons X, ont également constaté des indices selon lesquels les cellules embryonnaires étaient sur le point de se diviser, ont-ils indiqué dans cette communication parue dans la revue Science datée du 13 octobre 2006. Cette découverte montre la complexité de la vie 10 millions d'années avant l'explosion de la biodiversité il y a 600 à 520 millions d'années, une période considérée clé du développement de la vie sur la Terre. «Ces fossiles nous éclairent sur la manière dont les plus anciens animaux multicellulaires formaient des embryons et comment ces embryons se développaient», a indiqué Rudolf Raff, un biologiste de l'université Bloomington dans l'Indiana (nord), un des coauteurs de cette étude. «Ceci nous donne un éclairage totalement nouveau et surprenant sur des embryons vieux d'un demi-milliard d'années dans l'acte de division cellulaire», a-t-il ajouté.
Ces chercheurs pensent également avoir identifié des structures spécialisées à l'intérieur des cellules telles que des vésicules que les cellules utilisaient pour transporter, stocker ou métaboliser des molécules. Ils ont aussi observé des indications qui paraissent montrer une division en cours des noyaux cellulaires.
On supputait avant cette découverte que de telles structures devaient exister chez les animaux les plus anciens, relèvent ces chercheurs. Désormais, il y a des fossiles pour le montrer, ajoutent-ils. Les scientifiques ont récupéré 162 embryons fossilisés d'animaux ressemblant à des éponges, en parfait état, dans la formation géologique riche en fossiles de Doushantuo dans le sud de la Chine. Les embryons étaient encore contenus dans une enveloppe de fertilisation, une protection qui a probablement permis leur préservation suffisamment longtemps pour que le processus de fossilisation se fasse, ont expliqué ces chercheurs.
|