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Le président prête serment sur fond de violences dans la capitale |
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25-05-2007 |
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Timor
DILI – Des policiers onusiens ont fait usage de gaz lacrymogène, le 20 avril dernier, au Timor oriental, pour disperser des gangs rivaux dans la capitale, Dili, peu après la prestation de serment du nouveau président, Jose Ramos-Horta, qui a pourtant juré de garantir «la paix et l'unité».
«Environ 50 policiers de l'ONU sont rapidement arrivés sur place où ils ont commencé à arrêter environ 70 personnes qu'ils ont menottées et enfermées dans des véhicules», a témoigné un journaliste de l'AFP.
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Un policier timorais et un policier onusien interpellent un jeune durant des violences entre gangs rivales dans la capitale timoraise, Dili, après l’élection du nouveau président, Jose Ramos-Horta. (Mario Jonny Dos Santos/AFP/Getty Images) | | |
Les interpellations ont provoqué la fureur des groupes de jeunes qui ont alors lancé des pierres, brisant les vitres d'au moins trois véhicules et atteignant une policière au bras.
Il semble que les heurts aient opposé des partisans du nouveau président, grand vainqueur de l'élection présidentielle du 9 mai, à ceux du Front révolutionnaire du Timor oriental indépendant (Fretilin), le parti majoritaire au Parlement.
Quelques heures auparavant, M. Ramos-Horta avait prêté serment dans la capitale, Dili, où il avait juré de garantir «la paix et l'unité» de ce petit pays récemment déstabilisé par des violences.
M. Ramos-Horta, qui succède au charismatique Xanana Gusmao, a largement battu (69 % contre 31%) le mois dernier son adversaire Francisco Guterres, président du Parlement et du Fretilin.
Il s'agissait de la première élection présidentielle dans cette ancienne colonie portugaise, occupée par l'Indonésie de 1975 à 1999 et indépendante depuis 2002.
La cérémonie d'investiture s'est tenue au Parlement en présence du ministre indonésien des Affaires étrangères, Hassan Wirajuda, et de son homologue portugais, Luis Filipe Marques Amado.
La jeune nation défavorisée aux confins du Sud-Est asiatique a été déstabilisée depuis un an par des violences chroniques qui ont nécessité l'intervention de forces étrangères, en partie sous mandat des Nations Unies.
Des groupes autonomes (gangs de jeunes, groupes d'arts martiaux, etc.) sont largement responsables de ces violences survenues qui ont fait 37 morts en mai 2006 et provoqué le déplacement de quelque 150 000 personnes.
Dans son discours d'investiture, le prix Nobel de la paix Ramos-Horta a précisément exhorté ces bandes à déposer les armes.
«J'appelle la jeunesse, tous les gangs et les groupes d'arts martiaux à oublier leurs sentiments de vengeance et de violences, à laisser de côté leurs couteaux, car tout cela ne peut que porter atteinte à notre nation», a-t-il dit.
De nouveaux affrontements sporadiques entre gangs avaient déjà éclaté cette semaine. Quatre maisons et un véhicule avaient été brûlés.
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