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Vingt-neuf pays européens se dotent d'une politique spatiale commune |
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Écrit par Agence France-Presse
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03-06-2007 |
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BRUXELLES – Vingt-neuf pays d'Europe, les 27 plus la Suisse et la Norvège, se sont pour la première fois, le 22 mai dernier, dotés d'orientations stratégiques communes en matière spatiale, «une première dans l'histoire de l'UE», selon la présidence allemande de l'UE.
«Jusqu'à présent, il y avait la politique spatiale des pays membres de
l'ESA (European Space Agency), les politiques nationales et les
politiques communautaires. Aujourd'hui, nous avons rassemblé ces trois
dimensions en une politique commune», a expliqué le directeur de
l'Agence spatiale européenne (ESA), Jean-Jacques Dordain.
Il s'agit de la quatrième fois depuis 2004 que les responsables de
l'ESA, les ministres des 27 pays membres de l'UE, ainsi que leurs
homologues suisse et norvégien (la Suisse et la Norvège faisant partie
de l'ESA sans faire partie de l'UE) se réunissent pour discuter de
questions spatiales. |
Le directeur de l’Agence spatiale européenne, Jean-Jacques Dordain, lors de l’annonce que 29 pays européens se dotaient d’une même politique spatiale. Ce précédent dans l’histoire de l’UE vise à améliorer les financements des projets spatiaux. (John Thys/AFP/Getty Images) | | |
«C'est la première fois qu'un cadre politique commun est trouvé pour
les activités spatiales européennes», s'est félicité le secrétaire
d'État allemand à la Technologie, Peter Hintze, dont le pays préside
actuellement l'Union.
Il met en avant l'utilisation prioritaire de l'espace «pour surveiller l'environnement, pour la communication, pour les transports et la sécurité civile».
Actuellement, l'Europe dispose donc d'«une base politique» afin de préparer des programmes spatiaux qui bénéficieront d'une utilisation plus efficace des financements publics, ont noté les participants.
Cette nouvelle politique vise aussi à garantir, dans la durée, le financement des projets spatiaux actuels, en particulier l'initiative phare de «Surveillance mondiale pour l'environnement et la sécurité» de la terre (GMES).
La politique spatiale européenne bute pour l'instant sur les difficultés d'un autre projet emblématique, le futur système de navigation par satellite Galileo (le «GPS» européen).
Les États membres de l'UE vont devoir puiser dans leurs caisses pour financer entièrement la construction et le lancement de sa constellation de 30 satellites, le privé ayant été écarté de cette phase.
La résolution de mardi en profite pour rappeler que les technologies de l'espace sont souvent communes aux programmes militaires et civils qui doivent être «mieux coordonnés» tout en respectant leur indépendance.
Les futurs usages militaires de Galileo ou de GMES doivent respecter le principe selon lequel il s'agit «de systèmes civils sous contrôle civil», précise le texte.
Le commissaire européen à l'Industrie, Günther Verheugen, s'est réjoui d'une telle initiative, indispensable selon lui à une Europe de l'espace plus efficace et plus compétitive.
«Nous sommes leaders en technologie spatiale», avec «les meilleurs satellites de communication, les meilleurs lanceurs et les meilleurs astronautes au monde», mais «nous devons nous attendre à une concurrence acharnée» et «nous devons avoir le courage de nous lancer dans des projets européens de longue haleine», a-t-il déclaré.
Point important: un accent particulier sera mis sur l'éducation. «Il faut intéresser les jeunes» à la science et à l'espace, c'est pourquoi «nous avons décidé de promouvoir des projets éducatifs en Europe», a ainsi expliqué Maria Van Der Hoeven, la ministre néerlandaise de l'Économie, actuellement présidente de l'ESA. |
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