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Heiligendamm «donne la possibilité d'apporter une contribution très sérieuse» à cette cause, a-t-il souligné. Car, selon lui, si «le processus est dans la bonne direction», «davantage doit être fait.»
Pour que le sommet soit une réussite, «nous devons prendre une action décisive et nous avons besoin de le faire collectivement» en donnant «l'impulsion politique» à des objectifs «contraignants et mesurables».
M. Barroso s'est félicité des «progrès» dans l'attitude des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre dans le monde, tels que les Etats-Unis, qui ont proposé leur initiative de protection du climat. (...)
La Chine et quatre autres pays émergents majeurs (Inde, Brésil, Mexique, Afrique du Sud) participent au sommet du G8 qui vise à intégrer dans la lutte contre le réchauffement ces économies à la croissance parfois exponentielle allant de pair avec une augmentation inquiétante de leur gaz à effet de serre (GES).
Quant à l'initiative du président américain George W. Bush, qui refuse jusqu'ici tout engagement contraignant de réduction des gaz polluants dans un cadre multilatéral, c'est cependant «un pas dans la bonne direction», a jugé M. Barroso. «Nous sommes heureux qu'il reconnaisse la nécessité de progresser. Lors du conseil européen de mars, nous doutions de pouvoir obtenir une telle annonce».
M. Bush a annoncé la semaine dernière vouloir soumettre au G8 un nouveau cycle de négociations avec les grandes économies mondiales pour fixer d'ici à fin 2008 un objectif mondial à long terme de lutte contre le réchauffement climatique.
«Tous les pays ne doivent pas travailler exactement de la même manière» et «toutes les contributions sont les bienvenues, mais elles doivent être placées dans le cadre de l'Onu», qui chapeaute depuis l'origine les négociations sur le climat, a rappelé le président de la Commission.
M. Barroso devait rencontrer ensuite la chancelière Angela Merkel, qui a fait du climat le thème majeur du sommet du G8, déployant une énergie diplomatique considérable pour mettre les protagonistes d'accord sur une action collective dans le cadre de l'ONU.
«Ce que le gouvernement allemand propose est le meilleur plan de protection du climat qui ait jamais été mis sur la table, et il a le soutien total de la communauté scientifique internationale», a assuré lors de la conférence de presse, Hans Joachim Schellnhuber, directeur de l'Institut Potsdam pour l'étude des conséquences climatiques.
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