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Neuf adolescents originaires de chacun des pays du G8 et de la Tanzanie ont été reçus jeudi à Heiligendamm par les dirigeants des pays les plus industrialisés, à qui ils ont fait part de leurs propositions sur la manière de lutter pour le climat ou la justice sociale.
Les jeunes gens, qui ont participé toute cette semaine en Allemagne au «J8», le pendant «junior» du G8, imaginé et organisé par l'Unicef, ont participé pendant près d'une heure à une table ronde avec Nicolas Sarkozy, Vladimir Poutine et tous les autres chefs d'Etat et de gouvernement du sommet, ainsi que le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.
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Un des jeunes adolescents serrant la main du Premier ministre anglais Tony Blair lors du sommet du G8 en Allemagne. (AFP/Getty) |
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Agés de 16 à 17 ans, les neuf adolescents, qui intervenaient au nom des 74 jeunes ayant participé au «J8» (dont dix venus de pays en développement), ont notamment proposé aux Etats du G8 de contribuer au financement de micro-crédits en Afrique, ou d'accorder des avantages fiscaux aux entreprises moins polluantes ou à celles qui s'engageraient à une meilleure «responsabilité sociale».
Concernant l'aide à l'Afrique, «le plus important que puissent faire les pays du G8, c'est d'investir dans l'éducation», a plaidé le Tanzanien Isaya Yunge, 17 ans, qui s'exprimait au nom des jeunes venus des pays du Tiers Monde.
A propos du climat, l'Américaine Kavitha Narra a affirmé, en présence de son président George W. Bush: «nous n'avons que peu de temps pour agir».
Chacun des chefs d'Etat a brièvement pris la parole sur quelques uns des thèmes évoqués par les adolescents.
«Vous allez vivre dans un monde complètement différent du nôtre», a ainsi déclaré aux jeunes gens le président américain, évoquant l'apparition de technologies plus propres, appelées à se développer à l'avenir.
Dans une conférence de presse organisée après la rencontre, les adolescents se sont déclarés déçus de ne pas avoir pu poser de questions aux chefs d'Etat et de gouvernement.
«Nous aurions bien aimé leur demander pourquoi tant d'accords internationaux, pourtant ratifiés, ne sont toujours pas appliqués», a dit la Québécoise Marion Guay-Arcand.
De son côté, la Française Anne-Charlotte Bonetti, venue de Montaigu, près de Nantes (ouest), a avoué avoir été «très impressionnée» par la rencontre. «Ils nous ont surtout écoutés, mais il y a eu un vrai échange. J'espère qu'ils retiendront certaines de nos propositions».
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